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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 00:09
Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres

 

"Plus que Jamais"

 

 

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

 

 

(Antoine de SAINT EXUPERY)

Meilleurs Voeux

de Santé et Bonheur

pour 2016

Des Ecoles Militaires de Saumur

Des Ecoles Militaires de Saumur

Centre Janus BIA

Centre Janus BIA

Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres

EDITORIAL 01 01 2106

Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres

Monsieur Le Maire Louis Giscard d’Estaing

Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux,

Mesdames, Messieurs le Président d’Association du Monde Combattant,

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Concitoyens

Chers Amis

 

2015 restera comme l'année terrible où notre France a été atteinte plusieurs fois dans son sanctuaire ,nous projetant dans la brutalité de l'état de guerre.

 

 

Cette réalité n'était connue que de nos troupes en opérations extérieures.

 Aujourd'hui toute notre population a pris la conscience  de l'horreur et du danger.

 

 

De façon intuitive et collective le peuple de France s'est retrouvé dans l'unité nationale autour de ses trois couleurs avec la volonté de defendre  l'héritage des générations qui nous ont précédées.

 

 

Aujourd'hui plus que jamais, prend son sens l énergie de nos anciens combattants pour diffuser le devoir de mémoire .

 

 

Aujourd'hui Plus que jamais la qualité et l'abnégation des femmes et hommes qui composent notre défense sont révélées .

 

Je fais le vœux pour 2016, que le peuple de France n'est plus à souffrir de cette brutalité aveugle.

 

Je fais le vœux ,que nos armées en général ,le 92 RI ,La Flotille 36F en particulier , nos forces de police et de gendarmerie et tout ceux qui composent la protection de notre ne pays ne payent  pas de lourd tribut pour protéger nos citoyens.

 

 

Je fais le vœux ,que le peuple de France et les jeunes générations prennent les responsabilités qui sont les leurs afin de garder à un notre pays son intégrité.

 

Je commencerai l'année 2016

comme j'ai commencé l'année 2015

avec ce poème de Jules Supervielle

qui réunit un peuple bigarré autour

de son drapeau et de ses valeurs

 

Claude Barbin

Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres
Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres
Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres

Comme du haut du ciel je regarde la France

Ses villes et ses champs dans le fond de l’offense,

Prisonniers de nos jours aux élans condamnés

Je vous regarde tous à survivre obstinés.

 

Ô France, je voudrais te parler sans témoins,

Toi que voilà dans l’ombre à d’obscures distances,

Ton malheur est si dur qu’il meurtrit les lointains

Et qu’un frisson mortel sonde en tous sens l’espace.

 

Elle était donc ainsi la France en sa ruine,

Longue à se reconnaître et connaître l’abîme,

Sur ses faibles genoux elle veut se tenir,

Si pâle de cacher son horreur de mourir.

 

Nous sommes très loin en nous-mêmes

Avec la France dans les bras,

Chacun se croit seul avec elle

Et pense qu’on ne le voit pas.

 

Chacun est plein de gaucherie

Devant un bien si précieux,

Est-ce donc elle, la patrie,

Ce corps à la face des cieux ?

 

Chacun la tient à sa façon

Dans une étreinte sans mesure

Et se mire dans sa figure

Comme au miroir le plus profond.

 

Visages anciens qui sortez des ténèbres,

Lunes de nos désirs et de nos libertés,

Approchez-vous vivants au sortir de nos rêves

Et dissipez ce bas brouillard ensanglanté,

 

Jeanne, ne sais-tu pas que la France est battue,

Que l’ennemi en tient une immense moitié,

Que c’est pire qu’au temps où tu chassas l’Anglais,

Que même notre ciel est clos et sans issue ?

 

Victorieuse toi, et te mêlant à nous,

Insensible au bûcher qui jusqu’ici rayonne,

Apprends-nous à ne pas nous brûler chaque jour

Et à ne pas mourir du chagrin d’être au monde.

 

 

Jules Supervielle (1884-1960).

Poèmes de la France malheureuse (1939-1941).

Meilleurs Voeux 2016 de Claude barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres

Chers Collèges

 

Chers Concitoyens de Chamalieres

 

Chers Camarades d'Active et de Reserve

 

 Afin de partager avec vous les informations en provenance de la Défense et pour diffuser au mieux le lien Armée Nation.

 

je vous envoie régulièrement une Newsletter Correspondant Défense.

 

Celle-ci reprend les activités de nos unités parrainées • 4 Cie du 92RI • 36 F

 

Je fais également le lien avec les informations en provenance du CIRFA, organise de recrutement des 3 Armées et avec notre Base de Défense de Clermont Ferrand regroupant toute les unités implanté en Auvergne.

 

Je n’oublie pas dans les informations que je diffuse les éléments provenant du monde combattant implanté sur Chamalieres et toutes les Informations provenant du Ministere de la Défénse

 

 Au plaisir de vous retrouver régulierement dans cette Newsletter .

 

Claude BARBIN

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 11:43
Claude Barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres......C' est ce Soir à minuit"BONNE ANNEE 2015 DE LA CHEVRE" EN ASTROLOGIE CHINOISE

 

 

"Plus que Jamais"

 

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

 

(Antoine de SAINT EXUPERY)

Claude Barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres......C' est ce Soir à minuit"BONNE ANNEE 2015 DE LA CHEVRE" EN ASTROLOGIE CHINOISE
Claude Barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres......C' est ce Soir à minuit"BONNE ANNEE 2015 DE LA CHEVRE" EN ASTROLOGIE CHINOISE

Chers Amis,

Une fois n'est pas coutume, parlons d'espoir;

Loin de nos coutumes Européennes, l’Astrologie Chinoise nous offre un début d’année fluctuant entre janvier et février selon les années.

2015 nous fêterons le Nouvel An Chinois le 18 février et l’année de la Chèvre succèdera à l’année tempétueuse du Cheval.

Les Astrologues Chinois nous prédisent une année où il faudra prendre les évènements avec diplomatie et adaptabilité.

Bien à vous,

Claude Barbin

 

 

2015, année de la Chèvre en astrologie chinoise,

 

c’est  l’élément bois qui sera à l’honneur,  avec l’influence positive sur l’activité professionnelle  et  propice au développement de l’innovation,  Caractérisée  par des évènements agréables et assortie de chance et d’une certaine manière d’insouciance  cette année pourra être abordée avec sérénité

 

 

La  chèvre est de nature  quelque peu insouciante. Elle symbolise les rebondissements, les pirouettes en tout genre, bref la fantaisie

 

 

 De ce fait,  on peut s’attendre à tout et surtout à l’inattendu.  Ceux qui ont les nerfs fragiles connaitront des moments difficiles mais ceux qui ont le sens de l’humour, en revanche, s’amuseront bien. Ce qu’il y a de rassurant, en cette année de la chèvre, c’est que toutes les péripéties, quelque dangereuses qu’elles puissent paraitre, finiront en général de façon parfaitement anodines ;

 

 

Fortune, prospérité, équilibre sont les maitres mots de cette chance qui passe et qu’il faudra saisir.   Les problématiques de l’année 2014 trouveront leurs heureux aboutissements par le rayonnement de cette constellation qui apporte des facilités de compréhension et de l’apaisement dans le monde relationnel

Le travail trouvera sa récompense car la voie est libre pour mener à bien tous les projets en Equipe    C’est l’amélioration de toutes les situations et la reconnaissance des actions entreprises

 

Claude Barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres......C' est ce Soir à minuit"BONNE ANNEE 2015 DE LA CHEVRE" EN ASTROLOGIE CHINOISE

Chers Collèges Chers Concitoyens de Chamalieres

 

Chers Camarades d'Active et de Reserve

 

 

 
 
 
 
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Afin de partager avec vous les informations en provenance de la Défense et pour diffuser au mieux le lien Armée Nation.

 

je vous envoie régulièrement une Newsletter Correspondant Défense.Celle-ci reprend les activités de nos unités parrainées


4 Cie du 92RI

• 36 F


Je fais également le lien avec les informations en provenance du CIRFA, organise de recrutement des 3 Armées et avec notre Base de Défense de Clermont Ferrand regroupant toute les unités implanté en Auvergne.

 

 

Je n’oublie pas dans les informations que je diffuse les éléments provenant du monde combattant implanté sur Chamalieres et toutes les Informations provenant du Ministere de la Défénse.

 

Au plaisir de vous retrouver régulierement dans cette Newsletter .

 

Claude BARBIN

 

 

Claude Barbin Correspondant Defense et Conseiller Municipal de Chamalieres......C' est ce Soir à minuit"BONNE ANNEE 2015 DE LA CHEVRE" EN ASTROLOGIE CHINOISE
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:26

"Plus que Jamais"

 

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

 

 

(Antoine de SAINT EXUPERY)

Bonne Année 2015 .Nous sommes très loin en nous-mêmes avec la France dans les bras.

 

 

Editorial samedi 10 Janvier 2015 : 

 

Claude Barbin

Correspondant Defense,Conseiller Municipal de Chamalieres

 

 

 

 

 

Monsieur Le Maire Louis Giscard d’Estaing,

Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux,

Mesdames, Messieurs le Président d’Association du Monde Combattant,

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Concitoyens

Chers Amis

 

En ce moment ,Cela vaut tous les discours !

 

Comme du haut du ciel je regarde la France,
Ses villes et ses champs dans le fond de l’offense,
Prisonniers de nos jours aux élans condamnés
Je vous regarde tous à survivre obstinés.

 



Ô France, je voudrais te parler sans témoins,
Toi que voilà dans l’ombre à d’obscures distances,
Ton malheur est si dur qu’il meurtrit les lointains
Et qu’un frisson mortel sonde en tous sens l’espace.

 



Elle était donc ainsi la France en sa ruine,
Longue à se reconnaître et connaître l’abîme,
Sur ses faibles genoux elle veut se tenir,
Si pâle de cacher son horreur de mourir.

 

 

Nous sommes très loin en nous-mêmes
Avec la France dans les bras,
Chacun se croit seul avec elle
Et pense qu’on ne le
voit pas.

 



Chacun est plein de gaucherie
Devant un bien si précieux,
Est-ce donc elle, la patrie,
Ce corps à la face des cieux ?

 



Chacun la tient à sa façon
Dans une étreinte sans mesure
Et se mire dans sa figure
Comme au miroir le plus profond.

 

 

Visages anciens qui sortez des ténèbres,
Lunes de nos désirs et de nos libertés,
Approchez-vous vivants au sortir de nos rêves
Et dissipez ce bas brouillard ensanglanté,

 



Jeanne, ne sais-tu pas que la France est battue,
Que l’ennemi en tient une immense moitié,
Que c’est pire qu’au temps où tu chassas l’Anglais,
Que même notre ciel est clos et sans issue ?

 



Victorieuse toi, et te mêlant à nous,
Insensible au bûcher qui jusqu’ici rayonne,
Apprends-nous à ne pas nous brûler chaque jour
Et à ne pas mourir du chagrin d’être au monde.

 

 

Jules Supervielle (1884-1960). Poèmes de la France malheureuse (1939-1941).

 

 

Bonne Année 2015 .Nous sommes très loin en nous-mêmes avec la France dans les bras.
Bonne Année 2015 .Nous sommes très loin en nous-mêmes avec la France dans les bras.
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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 15:06

 

     Le 1er adjoint et conseiller général de Chamalières,

               Alain Bresson, est décédé  

   

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La Montagne

 

Clermont Secret avec Alain Bresson le 17/06/13 ? la mairie de Chamali?res Photo Sophie Grand - Sophie Grand

Clermont Secret avec Alain Bresso Photo Sophie Grand - Sophie Grand

 

 

Alain Bresson, figure emblématique de Chamalières, conseiller général et 1er adjoint de la commune, est décédé samedi. Un homme de conviction dont le sourire manquera à tous ceux qui l’ont connu.

   

 Il exerçait ses mandats avec passion et abnégation, toujours à l’écoute de tous, maîtrisant les dossiers, aussi bien sur les aspects techniques, économiques qu’humains. 

   

Né le 19 septembre 1941 à Clermont-Ferrand, docteur en Chimie Organique Approfondie, il fut directeur des laboratoires de MSD-Chibret de 1968 à 2001, date à laquelle il prit sa retraite auprès de son épouse Françoise. Il était marié depuis 1967 et a eu deux fils. 

   

Conseiller municipal depuis 1989 auprès de Claude Wolff, c’est après le décès de ce dernier que Louis Giscard d’Estaing lui confiera la tâche de 1er adjoint de la commune en mai 2005, confiance renouvelée en mars 2008. En septembre 2007, lors d’une élection cantonale partielle, il sera élu conseiller général du canton de Chamalières; mandat renouvellé lors des élections cantonales générales de 2011. 

   

Il fut également conseiller communautaire à Clermont Communauté jusqu’en mars 2014. Il oeuvra particulièrement pour Chamalières dans les domaines du cadre de vie, du développement durable, mais aussi de la sécurité et dans le domaine de la circulation et du stationnement. Lors des dernières élections municipales, il accepta de repartir avec Louis Giscard d’Estaing et « apporta tout son soutien avec fidélité et loyauté à celui qu’il aimait appeler ”notre maire” » souligne Franck de Magalhães, directeur de cabinet de Louis Giscard d’Estaing.

   

Il fut de nouveau élu 1er adjoint au maire lors du conseil municipal du 30 avril dernier. Chevalier des Palmes Académiques, Alain Bresson était également vice-président de l’association de la Croix Marine d’Auvergne pour les personnes souffrant de troubles mentaux depuis 2003. Passionné de rugby, il ne manquait aucun match pour soutenir son équipe favorite, l’ASM. Sportif, il courait d’ailleurs le marathon en 3 h 10. Alain Bresson « fut un homme droit, juste, loyal et fidèle aussi bien dans ses idées politiques que dans ses amitiés et respecté de tous. C’est un humaniste qui nous quitte ». 

   

Un registre de condoléances sera à la disposition du public à l’hôtel de ville de Chamalières, dans la salle du Conseil.

   

(Article de La Montagne)

 

 

 

 

Alain Bresson

L’hommage est unanime,

Chamalieres a perdu un grand serviteur, dévoué, efficace au plus proche des préoccupations des Chamalierois, toujours prêt au dialogue constructif.

 

 

 

Le conseil municipal, un collègue d’humeur égal, amical, avenant, connaissant parfaitement ses dossiers ne cherchant jamais la polémique, toujours prêt à expliquer et à ramener les discussions sur le bon sens pour Chamalieres, loin des combats politiciens, Alain Bresson avait l’autorité naturelle de ceux qui travail et qui non pas besoin d’éclat de voix pour se faire entendre, pour convaincre ; pour agir.

 

 

 

A titre personnel, au-delà des moments de travail ,de sérieux qui le caractérisaient je conserverai deux souvenirs bien présents.

 

 

 

 

Alain Bresson durant une commémoration, impassible sous la pluie aussi bien durant la cérémonie que durant son discours refusant le parapluie qu’on lui tendait pour respecter son auditoire d’anciens combattants dans l’incapacité matériel de se protéger de l’averse

 Je me rappelle également de son soutien sans faille dans une association qui avait profité de ma jeunesse dans le poste de conseiller Municipal pour me malmener

 

Mes pensées respectueuses  pour son épouse et sa famille

Claude BARBIN

 

 

  « Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)    

 

 

   Editorial MAI 2014 :
 

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Chers Abonnés,

 

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant,

Chers Collegues,  Chers Amis Chamaliérois

 

 

 

  • 7 Mai anniversaire de la chute de Dien Bien Phu 
  • 8 Mai Anniversaire de la fin de la seconde Guerre mondiale
  •    

 Me donne l'occassion de rappeller dans ce bulletin de liaison ,quel fut l'engagement héroique de nos troupes en indochine,magnifiquement decrit dans "la 317 Sections"par un natif de Chamalieres  qui bientot donnera son Nom à un lieu de notre ville Pierre SCHOENDOERFFER et de vous inviter tous à venir commemorer à Chamalieres l'anniversaire du 8 Mai 1945.

 

 

 

Vous retrouverez ,le point Presse du ministere de la Défense à la fois pour suivre nos troupes en RCA et le prépositionnement de nos avions Rafales en Pologne en reaction à la situation,en Ukraine

 

 

 

    Claude Barbin

    Correspondant Défense de Chamalieres conseiller municipal 

 

 

  • Lettre du CEMAT

Le général de corps d'armee Bruno Ract Madoux, futur CEMAT, lors de la prise...

Le Général Ract-Madoux

Lettre du CEMAT

  http://www.atdm34.net/images/stories/cemat/lettreinfo_CEMAT_24.pdf

 

 

Ministere de la defense Point Presse du 30 Avril 2014

 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=4&ved=0CEAQFjAD&url=http%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F267527%2F3324389%2Ffile%2F140430%2520DICoD%2520R%25C3%25A9sum%25C3%25A9%2520du%2520point%2520presse.pdf&ei=MlZnU8-MGaaa1AX2o4GIBA&usg=AFQjCNH9LUtLuU1VRPQPsgHJSS8tLjibKQ

 

 

Le 8 mai marque la date anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe occidentale.

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Le 7 mai 1945, à 2h41, un premier acte de capitulation allemande est signé à Reims. Les combats doivent cesser à 23h01, le 8 mai, heure française. La nouvelle n'est communiquée officiellement en France que le lendemain.

 

Le 8 mai, à 15h00, les cloches de toutes les églises françaises sonnent donc officiellement la fin de la guerre tandis que le général de Gaulle en fait l'annonce radiophonique. « La guerre est gagnée. Voici la victoire. C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France », déclare le général de Gaulle dans un message radiophonique. Entouré par la foule, il va se recueillir ensuite sur la tombe du soldat inconnu, à l'Arc de triomphe. La population laisse éclater sa joie. Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés. La foule envahit les rues, entonnant la Marseillaise et des chants patriotiques. Les scènes de liesse rappellent celles qui avaient accompagné la Libération, à l'été et à l'automne 1944.

 

Le 8 mai, la capitulation générale allemande est signée à Berlin par le maréchal Wilhelm Keitel. Les Soviétiques, maîtres de la ville depuis le 2 mai, estiment en effet que la capitulation de Reims n'est qu'un acte préliminaire. La France, signataire aux côtés des Alliés de ces deux actes, est représentée à Reims par le général Sevez, à Berlin par le général de Lattre de Tassigny. La reddition sans conditions de l'Allemagne nazie met fin en Europe à un conflit de six ans qui a fait plusieurs dizaines de millions de morts.

 

Toutefois, la date du 8 mai ne marque pas la fin de la présence militaire allemande sur l'ensemble du territoire français. Les dernières poches de résistance, à Dunkerque, Lorient et Saint-Nazaire, ne tombent que les jours suivant la capitulation du Reich.

 

Le 8 mai a été déclaré jour férié de commémoration, en France, le 20 mars 1953.

 

Le 8 mai commémore la capitulation allemande intervenue en 1945. Si aujourd'hui, cette date est un jour férié, cela n'a pas toujours été le cas.

 

 

7 mai 1945, 2h41, le maréchal allemand Alfred Jodl signe la réddition allemande à Reims. Dès le lendemain, sur demande de Staline, une nouvelle signature se déroule à Berlin en présence de représentants soviétiques, anglais, français, allemands et américains. Le texte, signé par l'Allemagne, prévoit la fin des combats le 8 mai 1945 à 23h01.

Le même jour, dans une allocution radiophonique, le général de Gaulle annonce que "la guerre est gagnée". Dans le document on y entend la Marseillaise et les cloches accompagner le discours du symbole et du chef de la France résistante.

 

 

 

 

 

 

Dès 1946, l'Assemblée constituante déclare le 8 mai comme date de commémoration de la capitulation allemande. Mais seulement s'il tombe un dimanche. Dans le cas contraire, elle sera célébrée le premier dimanche suivant le 8 mai.

 

 

En 1948, François Mitterrand, alors ministre des Anciens combattants, confirme que le 8 mai n'est pas un jour férié, avançant notamment l'argument de l'effort de reconstruction qui ne peut souffrir d'un jour chômé.

 

 

En 1951, revirement de situation, la date du 8 mai est retenue comme date de commémoration quel que soit le jour de la semaine. Et en 1953, le général de Gaulle instaure le 8 mai comme jour férié. Il en sera ainsi jusqu'en 1959 date à laquelle le même général de Gaulle décide de célébrer la capitulation allemande le deuxième dimanche de mai. Le 8 mai n'est donc plus férié. Seule entorse à cette nouvelle règle, le 8 mai 1965 à l'occasion du 20e anniversaire de la victoire alliée est ponctuellement rétabli comme jour férié.

 

 

Trois ans plus tard, en 1968, le gouvernement rétablit à nouveau le 8 mai comme date de commémoration de la capitulation allemande, mais ce dernier n'est pas férié. Les célébrations ont lieu en fin de journée.

 

 

En 1975, Valéry Giscard d'Estaing décide de rayer du calendrier les célébrations du 8 mai pour "pour mettre en avant la volonté des Européens d'organiser en commun leur avenir pacifique". Toutes les commémorations sont regroupées à la date du 11 novembre.

Enfin, après 35 ans de tergiversations, François Mitterrand fraîchement élu président de la République décide de rétablir les commémorations du 8 mai 1945 et d'en faire un jour férié non travaillé.

A noter qu'en Russie, les commémorations ont lieu le 9 mai, en raison du décalage horaire, les combats ayant officiellement cessé à 23h01, soit le 9 mai à 1h01 heure de Moscou.



 
 
   

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  • SOMMAIRE

  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  •  5 mai 1928 : naissance de Pierre Schœndœrffer à CHAMALIERES 

  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI

  • 36F

     

 

 

 

  •   7 Mai 1954 :  DIEN BIEN PHU   

 

 

 

 

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  •   Chamalieres et Le Monde Combattant

Site de la Ville de Chamalieres Lien:http://www.ville-chamalieres.fr

 

               Louis GISCARD d’ESTAING

                 Maire de Chamalières

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Les Adjoints et les Conseillers Municipaux

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vous convient à la

 

« Commémoration du 69ème Anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945»

Monument aux Morts 39/45 du Parc Montjoly

Mercredi 7 Mai 2014

Photo : Monument aux morts de la Mairie de Chamalières

 

Précédée à

 

18h00 : Inauguration de l’Exposition

«Les Juifs de France dans la SHOAH » et « Jacques BINGEN» »

Salle municipale du Carrefour Europe

en partenariat avec le Mémorial de la SHOAH

et l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

 

18h30 : défilé en cortège jusqu’à la Place Bingen « Espace Jean Monnet »

pour la célébration du 70ème Anniversaire de la Libération (dépôt de gerbes)

19h00 : Cérémonie au Monument aux Morts du Parc Montjoly (dépôt de gerbes)  

        

        

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Le comité de Liaison de Chamalieres réunissant les Associations du devoir de Mémoire de Chamalieres Présidé par Alain Jaubert   ,s'organise et fera l'objet d'un prochain Article à l'issue des séances de travail que nous aurons ensemble pour une coordination encore améliorée.

     

 

  Image1-copie-1Image ecu6    

 

Louis GISCARD d’ESTAING

Maire de CHAMALIERES

 

Les Adjoints et les Conseillers Municipaux

 

 

vous convient à l’Inauguration de la

Place Pierre SCHOENDOERFFER

en présence de Mme Pierre SCHOENDOERFFER

 

Vendredi 16 Mai 2014 à 17 heures

A proximité de la Maison des Associations

rue des Saulées et de l’avenue Joseph Claussat

 

(Mise en place à 16h45)                                                         suivi d’un vin d’honneur

 

 

 

 

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Pierre Schœndœrffer nait le 5 mai 1928 à Chamalières.

   

Il est le quatrième enfant d’une fratrie de cinq.  En 1939, son père part chez « De Dietrich » à Niederbronn dans le Bas-Rhin. Évacuée à la déclaration de la guerre, toute la famille déménage à Annecy.

Lui qui n’a jamais vu la mer, rêve de devenir marin, et embarque comme matelot sur un petit chalutier à voile à 18 ans. A 19 ans, il embarque sur un caboteur de haute mer suédois comme matelot de pont léger et navigue essentiellement en mer Baltique et en Mer du Nord.

   

Appelé pour son service militaire, il rentre en France et s’inscrit comme volontaire pour partir en Indochine pour remplacer un cameraman qui vient d’être tué. Il est nommé caporal, puis caporal-chef. Il filme la guerre de 1952 à la chute de la bataille de Diên Biên Phù où il est fait prisonnier avec toute la garnison. Libéré fin août par les Accords de Genève, il reste en Indochine et se fait démobiliser sur place en janvier 1955. Il devient alors photographe pour des grands magazines étrangers et avec le pécule que lui rapportent ses reportages photographiques, il décide de boucler son tour du monde en rentrant par l’Est.

À Hong-Kong, il rencontre Kessel à qui il fait part de son désir de devenir cinéaste. Kessel lui promet de l’aider. Lorsqu’il le reverra à Paris, il l’imposera à un jeune producteur, Georges de Beauregard, pour tourner en 1956 le film que lui a écrit « La passe du diable » en Afghanistan. D’autres films suivront : « Ramuntcho » et « Pêcheur d’Islande » (adaptations des romans de Pierre Loti).

En 1963, il rédige La 317ème Section qui devient en 1964, un film de fiction, quasi documentaire sur la guerre d’Indochine et obtient le prix du scénario à Cannes. Dans la version longue d’Apocalypse Now, des scènes entières sont directement inspirées de La 317e Section.

   

Pierre Schœndœrffer écrit, en 1976, un roman, « Le Crabe-tambour« , qui obtient le grand prix du roman de l’Académie française. Il l’adapte pour le cinéma. Pour réaliser le film, il tourne pendant sept semaines sur un navire de guerre, l’escorteur d’escadre Jauréguiberry, pendant l’hiver dans l’Atlantique nord. Sorti en novembre 1977, le film reçoit trois Césars en 1978. Le film est inspiré par des épisodes de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume.

En 1982, réalise le film L’Honneur d’un capitaine, qui parle de la guerre d’Algérie.

En 1992, il réalise son film le plus ambitieux, « Diên Biên Phu« , tourné au Viêt Nam.

   

 

 

 

En 2004, il fait son dernier film : Là-haut, un roi au-dessus des nuages également tiré d’un de ses romans. Pierre Schœndœrffer réussit l’exploit d’insérer dans ce film des passages de ses tournages anciens, en particulier par l’utilisation des flash-backs, ce qui rend très réelle l’impression de vieillissement ou de rajeunissement) des acteurs.

En 2007, il se rend en Afghanistan, invité par le 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), dont il est soldat de 1re classe d’honneur.

Le cinéma de Schoendoerffer devient le mausolée des rêves français d’une grandeur défunte. Il a mis en scène, non sans mélancolie, des perdants de l’Histoire qui sont aussi des figures que le cinéma français a, la plupart du temps, dédaignées.

   

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Pierre Schœndœrffer meurt le 14 mars 2012 à l’hôpital militaire Percy de Clamart, où il avait été transféré quelques jours auparavant à la suite d’une opération chirurgicale.

Le 19 mars, jour anniversaire de son parachutage à Ðiện Biên Phủ, ses obsèques sont célébrées en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides à Paris, suivis d’un hommage national dans la cour d’honneur des Invalides en présence du Premier ministre François Fillon, du Ministre de la Défense Gérard Longuet, du Ministre des Anciens combattants et du Ministre de la Culture et de la Communication.

 

 

Il est inhumé au cimetière Montparnasse.

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Sa tombe se signale par deux magnifiques et menaçants serpents de bronze.

 

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Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

 

  • Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand   
  • La 4 eme CIE (Les Rapaces) est Parrainnée par la ville de Chamalieres  

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L'insigne du 92e régiment d'infanterie

 

 

 

Descriptif

Tête de gaulois dans un écu d’argent bordé d’émail rouge; le fond de l’écu est découpé en pointe, numéro “quatre-vingt douze” d’émail rouge.

Symbolique

Le colonel BLANC, chef de corps du 92e régiment d'Infanterie en 1935-1936, créa le premier insigne. Il  choisit d'y faire figurer une tête de Gaulois casquée. En effet le Régiment implanté à Clermont-Ferrand avait à peu de distance le site de Gergovie où Vercingétorix avait infligé aux Romains leur première défaite. Le courage dans la lutte et la résistance de nos ancêtres constituaient une fameuse référence. L'Empereur Napoléon III avait d'ailleurs fait ériger un mémorial surmonté d'un casque gaulois, à l'issue des fouilles qu'il avait commandées sur le plateau de Gergovie. Cet insigne ancre solidement le régiment dans sa région. Il est homologué par la section de symbolique militaire du Service historique de l'armée de terre sous le numéro H 112.

Fort logiquement, les soldats du 92 s’appellent fièrement les Gaulois .

Le chant du régiment d'Auvergne

 

" Nos pères les Gaulois ont dû en combats sanguinaires
 Défendre la beauté la liberté de notre terre.
 Nous jurons d'être forts et grands
 Pour sauver le pays des francs
 Que les héros d'antan soient devant dieu témoins.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.

 Au cœur de notre France existe un pays de montagnes
 Où l'on entend encore les échos des grandes batailles.
 La vie, la mort s'y côtoient encore
 Quand nos armes sont sur le terrain
 S'il faut ennemi nous referons Gergovie.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.

 Dans la pluie, le vent, le soleil nous marchons vers la gloire
 Nous apporterons à nos armes l'ivresse de la victoire.
 Que ce chant soit une prière
 Pour les soldats de notre terre
 Et bientôt nos enfants chanteront dans nos rangs.
 Le régiment d'Auvergne marche,
 Le régiment d'Auvergne marche.”

Le cri du régiment d'Auvergne

" A moi, Auvergne...
 ce sont les ennemis ! "

Il vient du cri poussé par le Chevalier d'Assas à la bataille de Klosterkampf pour donner l'alerte face à une patrouille anglo-hanovrienne avant de mourrir. Le Chevalier d’Assas appartenait au régiment d’Auvergne, unité de l’Ancien Régime, dont le 92 se sent légitimement dépositaire des traditions.

Il est comme un cri de guerre au travers duquel tous ceux qui sont passés au régiment se reconnaissent. Il est issu de l'histoire propre du régiment et fait partie de son patrimoine.

Par ailleurs, les soldats du 92 aimaient chanter le refrain
 " Debout Soldat d'Auvergne,
   Debout ça va barder ! "
 qui, joint au cri du Chevalier d’Assas, est devenu la devise du régiment .

 

 

 

A l'assaut rapaces !

L’animal tournoie paisiblement dans le ciel, ne laissant rien présager du sort qu’il réserve à sa proie, puis par une attaque en piqué éclair, fonce sur sa cible à laquelle il ne laisse aucune chance. Tels sont les rapaces de la 4e compagnie, parfois imprévisibles mais terriblement efficaces et agiles dans l’action.

 

 

Le 92e Régiment d’Infanterie a confié l’un de ses VBCI pour participer à l’expérimentation de l’embarquement et du débarquement du véhicule à l’intérieur de l’A400M, le plus gros avion dont l’Armée de l’Air est dotée actuellement. Le pari était de faire monter le VBCI à bord, à l’aide de câbles,alors qu’il pèse plus de 30 tonnes. Le challenge est réussi. D’après les responsables de l’expérimentation, l’avion peut accueillir un véhicule en soute, avec son poids et sa taille ! Ce Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie a été l’objet de tous les regards en l’espace d’une journée. Il ne lui manque plus qu’à effectuer son baptême de l’air à bord de cet oiseau de fer.

 

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L'A400M se pose à Clermont-Ferrand    

La Montagne

 

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A400 M Nouvel Avion Militaire, AIA, Clermont le 23/04/2014 Photo R Brunel - BRUNEL Richard

 

Noces curieuses que celles des deux monstres de technologie que sont l’avion A400M et le blindé VBCI. C’était hier à Clermont-Ferrand.

 

 

Certains mariages sont exceptionnels?! Mais les noces de fer, célébrées hier sur le tarmac de l’Atelier Industriel Aéronautique (AIA) d’Aulnat, furent à la hauteur de l’attente.

Tout le personnel de l’AIA était massé le long de la piste pour voir arriver la vedette. En bonne star, elle pointa son gros nez noir avec une petite demi-heure de retard. « Le voilà?! »

 

Les dizaines de paires d’yeux se tournèrent donc dans l’axe de la piste de l’aéroport d’Aulnat, la masse imposante se dessinant alors sur fond de ciel nuageux. Elle semblait fondre sur un objectif imaginaire tel un énorme oiseau de proie.

C’est que l’avion A400M était attendu comme une mariée que personne n’avait vue en « vrai ». En fait le dernier arrivé dans l’armée de l’air française n’avait jamais posé sa masse imposante sur le sol auvergnat.

Et il vint y faire d’une pierre deux coups?!

 

La mission principale consistait, hier, à valider l’embarquement et l’arrimage d’un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI). Or, cet engin, qui a déjà fait ses preuves sur de nombreux théâtres d’opération dont l’Afghanistan et le Mali, équipe depuis plusieurs années les compagnies de combat du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand.

La proximité avec Aulnat et le fait que cet aérodrome se situe sur l’axe Orléans-Istres (la mission du jour de l’A400M) ont décidé du lieu des noces.

À Aulnat début 2015

Autre intérêt de sa venue en Auvergne, ce nouveau gros-porteur, qui dotera bientôt le premier escadron de transport de l’armée française, effectuera des visites de maintenance à l’AIA.

 

Il s’agissait donc de profiter de sa venue pour évaluer les procédures d’atterrissage et de mouvement au sol.

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Pour François Cojan, directeur de l’AIA, qui, hier, et comme tout le monde, avait les yeux de Chimène pour le monstre des airs, cet avion représente de nombreuses heures de travail pour son établissement.

 

Le premier A400M devrait effectuer sa première révision à Clermont-Ferrand vers la fin du premier trimestre de 2015.

Il viendra alors compléter une gamme déjà impressionnante de machines volantes qui visitent l’Auvergne pour se refaire une santé : les antiques Transall, les Rafale, Mirage 2000, Alphajet, ou encore les hélicoptères Gazelle et surtout le Tigre, star des hélicos de combat.

 

Pour le 92e RI, représenté hier par le lieutenant-colonel Charles Arminjon, commandant en second et par un détachement technique, il s’agit d’une nouvelle possibilité de projection.

Cinquante points d’ancrage

 

Le blindé de trente tonnes, à l’issue de cette séance de tests et de validation, pourra désormais être délivré sur les théâtres d’opération, lorsque l’A400M aura terminé son cycle d’habilitations opérationnelles.

 

 

Ces noces de fer furent par ailleurs célébrées en présence de nombreux témoins et pas des moindres. Florent Bruel, responsable technique du programme VBCI à la Délégation générale de l’armement (DGA), était de ceux-ci. L’ensemble des observateurs et des spécialistes, dont la mission a consisté à valider la procédure d’embarquement, a veillé au respect des moindres détails. Y compris à l’efficacité des cinquante points d’ancrage?!

 

 

Texte : Rémi Bouquet des Chaux

Photo et vidéo : Richard Brunel   

             

36 F Flotille de l'Aéronaval

 

Marrainnée par la ville de Chamalieres

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  Embarquement immediat en Hélico Panther 

 

Lien:https://sites.google.com/site/sasflottille36f/

 

 

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7 Mai 1954 : La chute de DIEN BIEN PHU 

 

 

 Ὠ ξεῖν', ἀγγέλλειν Λακεδαιμονίοις ὅτι τῇδε κείμεθα, τοῖς κείνων ῥήμασι πειθόμενοι « Passant, va dire à Sparte que nous gisons ici pour avoir obéi à leurs lois » (Epitaphe célèbre de Simonide de Céos (-556 -467) célébrant la vaillance et le sacrifice des 300 Spartiates aux Thermopiles pendant la 2ème guerre médique en -480)
   
 

Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm. 

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Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

 

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                Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diên Biên Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

                 L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

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                 Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Eliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

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                 L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

 

              Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri.

 

En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

 

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                 Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

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                 Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

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                 Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

 

                 Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

 

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                 Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

 

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                 Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, la division 308 du général Vuong Thua Vu fait irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

 

Cette bataille fut la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre mondiale durant laquelle le corps expéditionnaire Français compta près de 3 000 tués et un nombre très important de blessés. 11 721 soldats de l’Union Française furent faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh furent telles que seulement 3 290 d’entre eux reviendront de captivité dans un état sanitaire catastrophique, squelettiques, exténués. Le destin exact des 3 013 prisonniers d’origine indochinoise ayant combattu sous le drapeau tricolore reste toujours inconnu. Il est probable qu'ils aient été exécutés systématiquement comme traîtres.

 

 

 L'état-major français, fait prisonnier après la chute de Dien Bien Phu

 

 

Tous les prisonniers durent marcher à travers jungles et montagnes sur 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Sur les 11 721 soldats, valides ou blessés, capturés par le Vietminh, plus de 70 % décédèrent pendant leur marche vers les camps ou une fois en captivité, de sous-alimentation, mauvais traitements, absence de soins, dans des régions propices à toutes sortes de maladies, ou furent exécutés sommairement.

 

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Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre, instaurant une partition du pays de part et d’autre du 17e parallèle Nord. 

 

       José CASTANO

  « Le Courage est un embrasement de l’être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent.  Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi.  Le Courage est ce qu’il y a de plus sacré dans

une Armée.  Nul n’a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »
José CASTANO
(e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)   

 

     Le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc se souvient, alors que la France va quitter l’Indochine : « La plupart des Vietnamiens ne disent rien. Ils nous regardent simplement. Nous avons honte. Ils nous auraient tués à ce moment-là que nous aurions trouvé cela juste. L’un d’eux me dit : « Alors, mon capitaine, vous nous laissez tomber !

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Français, n’oubliez pas l’Indochine et le sacrifice de milliers de nos soldats !

60ème anniversaire de la chute de Diên Biên Phu

 

Cliquez sur ces liens (ctrl + clic) :

 

http://www.anapi.asso.fr 

 

- Prisonniers du Vietminh...  sur le site de l'amicale du 8e RPIMa...

http://amicale8rpima.e-monsite.com/pages/la-photo-du-mois/mai-2013.html

 

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Extrait d’une lettre prémonitoire du Maréchal De Lattre de Tassigny au Général Salan (1952) 

 

            « Si nous perdons ici (Indochine), tout s’écroulera ; nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer des soldats, ils font la guerre aux âmes.

Le lavage de cerveau, l’endoctrinement des prisonniers, les manifestes que les Viets font signer aux officiers captifs sont des choses terribles.

C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre, sinon le jeu maudit continuera en Tunisie, en Algérie, dans toute l’Afrique et peut être même un jour en France... »

     

« Si j’ai pu pendant cinq ans, seul à l’autre bout du monde, avec une poignée de Français, garder l’Indochine à la France, c’est au Maréchal que celle-çi le doit. On sait ce que les usurpateurs, qui furent en même temps ses bourreaux, ont fait après lui de l’Indochine et de l’Empire ! » Amiral DECOUX, Gouverneur Général de l’Indochine (1940 – 1945) (Octobre 1952)

                                               -o-o-o-o-o-o-o-

 Combattant de la seconde guerre mondiale, des conflits d'Indochine et d'Algérie, il est surtout connu pour son rôle dans la bataille de Dien Bien Phu. Parachuté avec son bataillon sur le camp retranché encerclé par le Vietminh, Marcel Bigeard avait participé aux combats jusqu'à la chute le 7 mai 1954 et avait été fait prisonnier.

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    Au QG de Dien-Bien-Phu
Batella, Bigeard, Tourret et Langlais
   

Les conditions de vie dans les camps viet-minh étaient effroyables, difficles d'accès, situés en milieu fortement pathogène en pleine jungle, laissés sans soins médicaux et sous-alimentés le taux de mortalité des prisonniers atteignit 60% en temps "normal" et atteignit 90% pour les 1 900 prisonniers capturés sur la Route coloniale n°4 en 1950 et 70% des 10 000 prisonniers de Dien Bien    Phu, 1954.   

 

 

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  La fin de la guerre d'Indochine (1953-1954)

 

 Pierre SHOENDOERFFER

      

 

 



13 mars-7 mai 1954
VietNam,
près de la frontière du Laos

Dien bien Phu film


 
" Commencée en 1945 dans l'ignorance, menée d'abord clandestinement, continuée dans l'équivoque, perpétuée par inertie autant que pour l'honneur, sans vraie volonté de vaincre en France et sans moyens véritables de vaincre sur place, la guerre d'Indochine, la "sale guerre" comme certains disaient alors, s'est terminée en 1954, à Diên Biên Phu...

De quoi s'agit-il?
 D'une bataille perdue par la France.
Mais Diên Biên Phu, c'est aussi autre chose: un moment de l'histoire de la France du Grand Large, la fin d'une époque, une page tournée définitivement.
Pour nous, enfin, Diên Biên Phu est un dernier adieu; l'adieu de la France à l'Indochine.
Là-haut, dans cette vallée perdue, tout fut perdu, fors l'honneur..."

Pierre Shoendoerffer

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Schoendoerffer derrière la caméra.

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Le concerto de l'Adieu

Le film commence le 13 mars 1954 à 17 heures, une demi-heure avant que le Vietminh ne déclenche la bataille, qui va durer 57 jours et qui se terminera le 7 mai 1954, à 17 heures trente, par la chute du camp retranché et la capture des derniers survivants épuisés.
Le destin d'un certain nombre de personnages, à Hanoï et à Diên Biên Phu (à 350 km à vol d'oiseau, dans le Nord-Ouest de la Haute Région du Tonkin), va nous faire vivre l'agonie inéluctable du camp retranché assiégé.


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Diên Biên Phu est situé prés de la frontière du Laos d'où le Vietminh recevait armes et munitions.
                                           

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Hô Chi Minh (1890-1969): il fut le chef de la rebellion communiste.Intelligent, fourbe, déterminé. Il fut aidé par la duplicité des États-Unis et la Chine de Mao. Après la reconquête par la France de 1946, la guerre d'Indochine débuta pour se terminer en 1954 dans la cuvette de Dien Bien Phu. 





Diên Biên Phu: un camp retranché dans une cuvette...

"Qui contrôle les hauteurs, contrôle le bas..."

Confucius


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Pierre Schoendoerffer y était en tant que cameraman au SCA (Service cinématographique des armées) avec le grade de caporal chef.
La guerre d'Indochine n'a jamais cessé de le hanter: humainement, littérairement, cinématographiquement.

 
Un film qui rend tribut à ses camarades morts dans cet enfer...


Adieu, camarade. «La caméra est au cinéaste ce que le fusil est au soldat : une arme », avait coutume de dire Pierre Schoendoerffer. Cette arme pacifique, il sut la manier comme personne pour montrer, raconter et sublimer les blessures de l’armée française pendant et après les guerres d’Indochine et d’Algérie : La 317e Section, Le Crabe-Tambour, L’Honneur d’un capitaine, Diên Biên Phu…

Mort à 83ans, le cinéaste et écrivain a été enterré lundi au terme d’une cérémonie dans la cour d’honneur des Invalides présidée par le Premier ministre, François Fillon. Un 19 mars.

Quarante huit ans plus tôt, il sautait en parachute dans la cuvette de Diên Biên Phu pour filmer, caméra à l’épaule, l’ultime et héroïque geste du corps expéditionnaire français en Indochine. Un 19 mars…

 
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Diên Biên Phu est un film d'honneur et de sacrifice.
Schoendoerffer a toujours montré la guerre du point de vue de ceux qui la font et qui se font tuer.

Dans ce film, la guerre est vécue à hauteur d'hommes: les soldats encerclés qui refusent l'inéluctable, sous l'oeil sarcastique d'un journaliste américain:Donald Pleasance







Carte générale de l'Indochine: le roi Louis XVI avait su maintenir de bonnes relations avec ses Etats du sud-est asiatique reconnaissant le haut niveau de civilisation de ces peuples. Puis, après la Révolution et l'accession au pouvoir de la grande bourgeoisie d'affaires l'agressivité coloniale augmente en puissance, en concurrence avec l'Empire britannique. Depuis le Second Empire puis la IIIe  République, la France se taille un Empire colonial en Asie.



L'Etat Major avait pourtant cru choisir l'endroit idéal pour en finir avec l'armée de Giap.

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Les médecins et les infirmiers payèrent un lourd tribut pour sauver leurs frères d'armes...
 
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Geneviève de Galard Terraube, née à Paris le 13 avril 1925, est une infirmière militaire française qui, durant la guerre d’Indochine, fut surnommée « l’ange de Dien Bien Phu ».

 

En cinquante six jours de combat, l'élite de l'armée française fut anéantie sous les coups de boutoir des divisions du général Giap.
Seize mille soldats de l'Union française furent écrasés par cinquante mille Vietminhs qu'assistaient cinquante mille coolies; ces derniers montèrent vivres, armes et munitions à pied et sur le dos, acheminés de la frontière à bicyclette.





Le tournage n'a pas eu lieu sur le site même de Diên Biên Phu, devenu méconnaissable, mais à Xuan Mai, à cinquante kilomètres de Hanoï, dans une cuvette similaire reconstituée d'après les plans du colonel Allaire, qui était lieutenant au 6è Bataillon de Parachutistes coloniaux à Diên Biên Phu.

 


Diên Biên Phu est un film français coproduit par le Vietnam.
Les dirigeants du pays ont lu le scénario qui porte un regard exclusivement français sur la bataille. Et s'ils ont accepté de participer au film, c'est que le comportement de leurs adversaires français de l'époque a suscité leur respect.
Le Gouvernement vietnamien a fourni la figuration pour les scènes de l'assaut final: cinq mille soldats viets qui n'en revenaient pas de voir des paras français sauter sur leur pays...

Coïncidence:
Nguyen Thu, le directeur de la cinématographie à Hanoï, qui coordonnait la participation vietnamienne, était cameraman officiel de l'Armée populaire à Diên Biên Phu; le confrère de Schoendoerffer en quelque sorte...

"Ancien du corps expéditionnaire, je suis attaché à jamais à ce peuple par l'estime, la reconnaissance et le regret.
La terre d'Indochine colle encore à mon âme comme la boue des tranchées collait à mes bottes de saut".
 

Pierre Schoendoerffer










Dans son film, Schoendoerffer ne dénonce pas l'horreur et l'absurdité de la guerre. Il ne s'agit pas de faire le procès des responsables militaires.aucun des grands chefs ne figure dans le scénario. On ne voit ni Castries, ni Navarre, ni Bigeard.
Pour Schoendoerffer, Diên Biên Phu est avant tout une bataille de lieutenants et de capitaines.
Son film demeure une dans une vision sobre, juste et fraternelle de ce que fut le sacrifice de ces volontaires français en Indochine.
 
 
Bigeard: grande bravoure, grand coeur, grande gueule; l'archétype du soldat français.




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"HONNEUR ET FIDÉLITÉ"

 


 

   
Colonies françaises


Le Second Empire puis les seconde, troisième et quatrième Républiques encouragèrent l'oeuvre civilisatrice de la France aux quatre coins du monde, envoyant militaires, civils, fonctionnaires pour la grandeur d'un Empire qui devait concurrencer celui de la Grande-Bretagne et faire rayonner partout les idéaux de la Révolution française...

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L'Indochine fut la perle de l'Empire colonial français.




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Un para à Diên Biên Phu:
Dans cette "fosse aux lions", selon l'expression d'un correspondant de guerre, les Français se battirent jusqu'à la dernière cartouche.
Peut-être la dernière...

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Dien Bien Phu retour prisonnier
Retour de l'enfer...

Sur les 15 000 et quelques soldats ayant participé à un moment ou à un autre à la bataille de Dien Bien Phu, le Vietminh fera environ onze mille prisonniers...
Cinq mille sont blessés, dont trois mille cinq cents grièvement.
Dans un geste destiné à l'opinion publique internationale, il va en libérer  moins de mille. Les autres, parfois moribonds ou incapables de marcher, vont être contraints de parcourir des centaines de kilomètres dans la jungle jusqu'à des mouroirs baptisés "hôpitaux" ou jusqu'à des camps de lente extermination.
Affamés, atteints de dysenterie ou de paludisme et de toutes les maladies endémiques tropicales, sans soins ni médicaments, des milliers d'entre eux vont mourir dans des conditions inhumaines.
Cette captivité meurtrière  va entraîner quatre fois plus de pertes que la bataille proprement dite.
Les accords de Genève sauveront les survivants. Mais ce sont souvent des squelettes hagards que le Vietminh rendra.
Des dizaines mourront encore dans les hôpitaux.
Beaucoup en garderont des séquelles toute leur vie...
 

 

 

 

 

 

 

 

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Collectif pour le souvenir des héros d’Indochine 

Hommage aux combattants d’Indochine

Dimanche 11 mai 2014

 

De 13h à 18h, Grande scène Watteau - 1 place du Théâtre - 94130 Nogent-sur-Marne

RER E station Nogent – Le Perreux à 2 mn     

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:05

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

Editorial 17 Avril 2014 :

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Chers Abonnés,

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant

Chers Amis,

Les Urnes ont rendu leur verdict, notre candidat Louis Giscard d’Estaing a reçu de la part des Chamalierois un beau quitus pour diriger les destinées de notre ville pour les 6 ans à venir .Performance supérieure aux résultats des élections précédentes.

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Louis Giscard d'Estaing Maire de Chamalieres

Ainsi notre Maire Louis Giscard d’Estaing a dirigé le deuxième conseil Municipal le vendredi  11 Avril, durant celui-ci j’ai eu l’honneur d’être renommé correspondant Défense  et cela à l’unanimité du conseil municipal, opposition comprise.

Je remercie notre Maire de me renouveler sa confiance pour remplir ;cette mission et les collègues de ma liste, ainsi que mes collègues des deux listes d’opposition qui par leur comportement collectif souligne l’intérêt qu’il porte à la défense ,à la nécessité d’entretenir le devoir de mémoire et le lien Armée Nation, prouvant ainsi que la Défense et au-dessus des intérêts partisans.

Je m’attacherai durant ces 6 ans de façon générale,

A  continuer à entretenir le lien Armée Nation en dynamique avec la 4 CIE « les Rapaces » du  92 RI de Clermont Ferrand, Unité que nous parrainons et la 36 F, flottille de l’Aero Naval d’Hyères les Palmiers dont nous sommes ville marraine et nos concitoyens de Chamalieres.

A soutenir nos chers Associations d’Anciens Combattants en organisant un ravivage de la Flamme à l’Arc de triomphe et en participant à la coordination des Associations pour une plus grande lisibilité sur notre commune.

Etant force de propositions pour toutes les conférences, expositions, commémorations, visites ; dynamique avec nos écoles sur tous les thèmes du devoir de mémoire

Et de façon particulière à rédiger ce BLOG de liaison pour nos collègues du conseil Municipal les incitants à inviter d’autre Chamalierois à s’abonner en s’inscrivant sur le blog (en haut à droite) ainsi nous diffuserons plus large.

Pour conclure ce premier éditorial de mon second mandat, permettez-moi de vous exprimer l’honneur  que j’éprouve à remplir cette Mission et au plaisir de vous retrouver.

Claude Barbin

Correspondant Défense de Chamalieres

 

 

  • Lettre du CEMAT

Le général de corps d'armee Bruno Ract Madoux, futur CEMAT, lors de la prise...

Le Général Ract-Madoux

Lettre du CEMAT

 http://www.atdm34.net/images/stories/cemat/lettreinfo_CEMAT_24.pdf
 

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  • SOMMAIRE

  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  • L’intervention française en Centre Afrique
  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI

  • 36F

Situation Ukraine

Que peut faire et que vaut l'armée ukrainienne

 

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

Louis GISCARD d’ESTAING

Maire de Chamalières

 

Les Adjoints et les Conseillers Municipaux

vous convient à la

« Commémoration du 69ème Anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945»

Monument aux Morts 39/45 du Parc Montjoly

Mercredi 7 Mai 2014

Précédée à

 

18h00 : Inauguration de l’Exposition

«Les Juifs de France dans la SHOAH » et « Jacques BINGEN» »

Salle municipale du Carrefour Europe

en partenariat avec le Mémorial de la SHOAH

et l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

 

18h30 : défilé en cortège jusqu’à la Place Bingen « Espace Jean Monnet »

pour la célébration du 70ème Anniversaire de la Libération (dépôt de gerbes)

19h00 : Cérémonie au Monument aux Morts du Parc Montjoly (dépôt de gerbes)

 

Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

92RI

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Mise à jour :01/04/2014

e dimanche 9 mars 2014 les rapaces du 92e Régiment Infanterie ont pris leur envol en direction du CEITO (Centre d’Entrainement de l'Infanterie au Tir Opérationnel). Ces trois semaines vont permettre aux gaulois de la 4e compagnie de peaufiner leur technique de tir avec l’armement de pointe dans l’armée de terre, le système FELIN.

Un tireur d\'élite FRF2 de la 4e compagnie de combat lors de l\'évaluation finale des sections au CEITO

Durant la première semaine, la compagnie a débuté les prérequis en effectuant le parcours groupe avec l’armement organique au sein de l’infanterie, renforcée par un tir de précision. Profitant de l’expérience et des mises en lumière sur les techniques individuelles,trinôme et groupe, les rapaces ont enchaîné quelques jours après le parcours de niveau section. Cette évaluation, la dernière avant le contrôle de la compagnie a permis de mettre en exergue les points forts et les points perfectibles. En confirmant des résultats ALI très prometteurs et en s’appuyant sur leur indéniable motivation, les gaulois de la 4 ont à cœur d’obtenir un excellent résultat.

Lieutenant Michel

La section du LTN Michel de la 4e compagnie de combat lors de l\'évaluation finale des sections au CEITO
  • 36F

36 F Flotille de l'Aéronaval Marrainnée par la ville de Chamalieres

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Le Nivôse intercepte

publié le 14 avr. 2014 13:09 par SAS Trentesix [ mis à jour : 14 avr. 2014 13:09 ]

publié le 26 mars 2014 15:39 par SAS Trentesix
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:01

 

 

 

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

 

 

 Editorial  21 MARS 2014 :    

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Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant 

Chers Amis,

 

 

M'imposant un devoir de Reserve, veillez trouver le résumé de ce point de Presse  

 

       
 De M. Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la
Défense, je vous prie de bien vouloir trouver en Lien le résumé
du Point presse du jeudi 20 mars 2014,

Cordialement, 

 

 

 

JEUDI 20 MARS 2014   

 

 

 SOMMAIRE

  •  La DGA qualifie le satellite ATHENA-FIDUS

  •  1 Agenda du ministre de la Défense      

  •  Agenda du ministre délégué     

  •   Actualité de la défense et des armées      

  •  Au programme du musée de l’armée 5

  •  Actualité des opérations      

 

  •         Cliquez sur le Lien  20 mars 2014 

 

 

http://www.defense.gouv.fr/content/download/253697/3041497/file/140320%20DICoD%20Résumé%20du%20point%20presse.pdf

 

 

 

Le prochain point presse aura lieu le jeudi 27 mars en salle Koenig.
Au programme, la présentation des exercices Greenshield (armée de l’air) et Montauban (armée de terre).

 

  •         Cliquez sur le Lien   13 Mars 2014 

 

 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCwQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F251162%2F2987853%2Ffile%2F140313%2520DICoD%2520R%25C3%25A9sum%25C3%25A9%2520du%2520point%2520presse.pdf&ei=u6IkU_2sKKqZ0QXri4HgCQ&usg=AFQjCNHBrcCHIUX8DCgqvCFvqRnhkyEeVg

 

 

  •         Cliquez sur le Lien    09 janvier 2014        

 http://unacat.org/sites/default/files/140109%20DICoD%20Résumé%20du%20point%20presse.pdf

 

 

 

 

 

Chers Collèges Chers Concitoyens de Chamalieres 

Chers Camarades d'Active et de Reserve

 

                      Avril-mali 8899         
     


Afin de partager avec vous les informations en provenance de la Défense et pour diffuser au mieux le lien Armée Nation.

 

je vous envoie régulièrement une Newsletter Correspondant Défense.Celle-ci reprend les activités de nos unités parrainées


4 Cie du 92RI

• 36 F


Je fais également le lien avec les informations en provenance du CIRFA, organise de recrutement des 3 Armées et avec notre Base de Défense de Clermont Ferrand regroupant toute les unités implanté en Auvergne.

 

 

Je n’oublie pas dans les informations que je diffuse les éléments provenant du monde combattant implanté sur Chamalieres et toutes les Informations provenant du Ministere de la Défénse. 

 

Au plaisir de vous retrouver régulierement dans cette Newsletter .

 

Claude BARBIN

 

   

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 20:41
   

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

 

 

 Editorial MARS 2014 :    

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Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant 

Chers Amis,  

   

 De M. Pierre Bayle, porte-parole du ministère de la
Défense, je vous prie de bien vouloir trouver en Lien le résumé
du point presse du jeudi 13 mars 2014,

Cordialement, 

 

 

 

JEUDI 13 MARS 2014

Agenda du ministre de la Défense

Agenda du ministre délégué

Actualité de la défense et des armées

Actualité culturelle

Actualité des opérations

Prochain point presse

 

  •         Cliquez sur le Lien  

 

 http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCwQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F251162%2F2987853%2Ffile%2F140313%2520DICoD%2520R%25C3%25A9sum%25C3%25A9%2520du%2520point%2520presse.pdf&ei=u6IkU_2sKKqZ0QXri4HgCQ&usg=AFQjCNHBrcCHIUX8DCgqvCFvqRnhkyEeVg

 

 

  •         Cliquez sur le Lien    

 http://unacat.org/sites/default/files/140109%20DICoD%20Résumé%20du%20point%20presse.pdf

 

 

 

 

 

Chers Collèges Chers Concitoyens de Chamalieres 

Chers Camarades d'Active et de Reserve

 

                      Avril-mali 8899         
     


Afin de partager avec vous les informations en provenance de la Défense et pour diffuser au mieux le lien Armée Nation.

 

je vous envoie régulièrement une Newsletter Correspondant Défense.Celle-ci reprend les activités de nos unités parrainées


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• 36 F


Je fais également le lien avec les informations en provenance du CIRFA, organise de recrutement des 3 Armées et avec notre Base de Défense de Clermont Ferrand regroupant toute les unités implanté en Auvergne.

 

 

Je n’oublie pas dans les informations que je diffuse les éléments provenant du monde combattant implanté sur Chamalieres et toutes les Informations provenant du Ministere de la Défénse. 

 

Au plaisir de vous retrouver régulierement dans cette Newsletter .

 

Claude BARBIN

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:45

Sommaire    FEVRIER 2014

 

 

 

      BONNEE ANNEE CHINOISE 4711   

 

   BONNE ANNEE DU DRAGON 2014  

 

du Correspondant Defense de Chamalieres Claude Barbin

 

 

 

 

 

 Le 31 janvier 2014 débute en Chine

l'année du CHEVAL de Bois 

ou l'Année 4711 selon le calendrier Chinois

 

 


 

   

     L’Année du CHEVAL  

 

1918, 1930, 1942, 1954, 1966,

1978, 1990, 2002, 2014.

 

 

  2014 sera riche en projets, favorable aux performances et surtout en surprises pour tout le monde. Cette année de travail fera primer l'action, brillera par sa créativité et par la volonté d'aller de l'avant. L'économie mondiale a quelques bonnes chances de se redresser sous l'influence de cet animal progressiste.

 

L'Activité sera fiévreuse dans de nombreux domaines mais les événements, malgré leur intensité et leur caractère spectaculaire, atteindront rarement des proportions néfastes. De plus, c'est plutôt la diplomatie qui aura le dernier mot dans la majorité des affaires.

 

N'hésitez plus. Les circonstances du passage du Cheval sont favorables et il faut saisir l'occasion au vol. C'est ici que s'applique particulièrement ce vieux proverbe français : "Ce qu'on peut faire aujourd'hui, il ne faut pas le remettre à demain."

 

Le Yin et le Yang, couple indissoluble, forces symboles, représentent l'Univers en marche. Chacun porte en lui une part de l'autre. Antagoniste et complémentaire, cette opposition indispensable comme le oui et le non n'appelle ni supériorité ni infériorité.

 

Type YIN, le rat, le bouf, le chat, le singe, le chien et le cochon. Aimables, efficaces, actifs, changeants, ils veulent être aimés de tous et leur assurance naturelle leur permet d'être à l'aise pratiquement partout. Ils adorent les sorties, les relations, les amis, supportent à peu près tout, sauf l'échec, la solitude et le pessimisme. Ce sont en général de bons vivants.

 

Type YANG, le tigre, le cheval, le dragon, le sergent, la chèvre et le coq. Individualistes, philosophes, intelligents, aimant le calme et la méditation, ils ont tendance à se replier sur eux-mêmes et à chercher en eux-mêmes leur épanouissement. Ils ne supportent guère d'être commandés et le plus grand de leurs biens est la liberté. La nature les attire, la foule les perturbe.

 

« Comme parole de vertu le vent frais du fengshàn est toujours bon à prendre. » Confucius 

   

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

 

 

 Editorial FEVRIER2014 :    

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Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active, de Réserve et du Monde Combattant 

Chers Amis,

 

Avec cet Editorial, je vais terminer pour la mandature ma mission de Correspondant Défense que m’a confié notre Maire Louis Giscard d’Estaing au service des Chamalierois, de mes Camarades d’active et de réserve, des Femmes et Hommes engagés dans le devoir de Mémoire et de tous ceux qui s’intéressent au monde combattant

Ce fut pour moi un devoir, un plaisir et un Honneur de remplir cette mission auprès de vous tous.

 

 

 

 

 

Je remercie respectueusement notre Maire Louis Giscard d’Estaing pour le grand intérêt qu’il a toujours porté à la Défense, pour sa volonté de faire en sorte que notre Municipalité réponde toujours présente aux sollicitations du Monde Combattant et pour la confiance  dont il a bien voulu m’honorer.

J’ai mesuré le travail que font nos Associations d’Anciens Combattants sur le territoire de notre municipalité, le soutien que nous apporte le 92ème RI et plus particulièrement la 4ème Cie « les rapaces » pour toutes nos commémorations et la dynamique présence de la flottille 36F d’Hyères les palmiers qui ne manque aucun de nos grands rendez Vous

 

 

 

 

 

 

Comme vous le savez tous, depuis jeudi 20 février 2014, la liste des colistiers de Louis Giscard d’Estaing a été publié et j’ai l’honneur d’y figurer.

 

 De ce fait, je m’imposerai un devoir de réserve durant cette campagne municipale et reprendrai la régularité de mon blog à l’issu des élections si j’ai le bonheur d’être élu ou plus tôt si des évènements en Centre Afrique ou ailleurs nécessitent une information.

 

 

Au plaisir de vous retrouver sur ce blog ou ailleurs.

Merci de vos soutiens et votre fidélité

 

 

 

 

Bien cordialement

Claude Barbin

 Correspondant Défense, Conseiller Municipal de Chamalieres 

 

 

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                        http://pour-chamalieres-uneequipeenaction.com/

 

 

 

 

 

 

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

     

 

  • L’intervention française  en Centre AFRIQUE   

 

 

 

  • Pourquoi une Newsletter

  

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  •   Chamalieres et Le Monde Combattant 

     

     

Le Samedi 8 Mars 2014 à partir 09h30 Assemblée Générale  de l'Union Nationale des Combattants à la Maison des Associations de Chamalieres.President Daniel Fouilhoux

 

Egalement le mème jour Maison des Associations de Chamalieres Assemblée Générale de la Section Fédérale André Maginot. Président Alain Jaubert

 

 

                    

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  • Centrafrique : l’armée française prise dans le piège du nettoyage ethnique

  • Derniere Minute un soldat Français decedé d'un accident de la circulation en Centre Afrique   

 

 Par Nathalie Guibert

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr.

 

Des soldats français de l'opération « Sangaris » parlementent avec des miliciens anti-Balaka sur la route de Yaloké, au nord-ouest de Bangui, dimanche 9 février. Des soldats français de l'opération « Sangaris » parlementent avec des miliciens anti-Balaka sur la route de Yaloké, au nord-ouest de Bangui, dimanche 9 février. | JÉRÔME DELAY/AP POUR « LE MONDE »

 

C'est un général qui le dit : « On a mis nos gars dans une situation intenable en Centrafrique. » Le débat s'est installé, à l'heure où les 1 600 soldats de la force française déployée en RCA depuis le début de décembre 2013 semblent impuissants à enrayer le cycle infernal des atrocités dans le pays. Les militaires craignent que cette impuissance ne débouche sur une accusation de laisser-faire. « Il ne faudrait pas qu'on revive le Rwanda », dit ce général.

   

 

 

Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, s'est de nouveau rendu à Bangui mercredi 12 février. Ex-Séléka (la coalition qui a pris le pouvoir par la force en mars 2013 après un an de violences) contre anti-balaka (milices villageoises et partisans de l'ancien régime), chrétiens contre musulmans, bandes criminelles contre paysans : la crise a déjà fait au moins 2 000 morts et un million de déplacés.

Si les états-majors et les observateurs reconnaissent à François Hollande d'avoir bien géré l'opération « Serval » au Mali, la mission « Sangaris » essuie des critiques croissantes jusque dans l'institution militaire.

 

« POUR CES OPÉRATIONS, IL FAUT DES EFFECTIFS »

Véritable opération de guerre contre un ennemi désigné (Al-Qaida) d'un côté, mission d'interposition pour une population civile déchaînée de l'autre, les deux déploiements français sous mandat de l'ONU n'ont rien de commun, si ce n'est l'exigence d'un résultat rapide. « On est encore loin du compte », avait reconnu M. Le Drian, le 6 février sur RTL.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé, mardi 11 février, au chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, « d'envisager le déploiement de troupes supplémentaires » et à la communauté internationale de s'impliquer. L'Union européenne peine à trouver 500 hommes pour sa mission.

 

« Pour ces opérations, il faut des effectifs », assure un général de l'armée de terre. « Le politique doit dire : “Si je n'ai pas les moyens, je n'y vais pas”. Sinon, il y a un décalage ahurissant entre les forces déployées, l'espace à contrôler et les populations à maîtriser. Mais quand on a dit qu'il faudrait au moins 5 000 hommes en RCA, on a entendu : “Les militaires ont toujours demandé plus d'hommes”. »

 

 

« LE CHOIX POLITIQUE ÉTAIT EN FAIT UN CHOIX BUDGÉTAIRE »  

 

Les soldats vérifient l'état du pont situé à 10 km de Yaloké, avant le passage du convoi.
 Les soldats vérifient l'état du pont situé à 10 km de Yaloké, avant le passage du convoi. | Jerome Delay/AP pour Le Monde

 

« Il y avait plus de policiers, 2 000, à La Manifestation pour tous face à une foule de mamans avec poussettes que de soldats dans Sangaris pour un pays livré à la haine intercommunautaire ! », peste un colonel. « Le choix politique était en fait un choix budgétaire », accuse un autre gradé. Certes, l'engagement en cours au Mali reste élevé et les moyens sont contraints.

Mais cette option modeste a été choisie à dessein. « Nous n'entrions pas “en premier”, et l'intérêt politique était d'être moins nombreux que la force africaine déjà présente dans le pays, car l'objectif était de la faire monter en puissance », indique une source de la défense à Paris. La force africaine, la Misca, compte aujourd'hui 6 000 soldats.

 

La mémoire percute l'actualité, à l'approche des vingt ans du génocide rwandais. Les premières accusations d'ONG sur l'inaction supposée de la force « Sangaris » inquiètent. L'exode des populations musulmanes, selon un schéma de nettoyage ethnique de plus en plus évident, était un scénario redouté.

 

« C'EST BIEN POUR ÉVITER UN RWANDA QU'ON Y EST ALLÉ ! »

 

Notant que « Sangaris » ne contrôle qu'une faible partie du pays, l'Association de soutien à l'armée française (ASAF), qui relaie les réflexions internes, alerte dans son bulletin paru mardi : « Qui nous dit que demain la France, en l'occurrence son armée, ne sera pas accusée de complicité de meurtres ? » Si la mission est « de sécuriser ce pays abandonné et aider à son redressement, seule solution durable, qui peut nier que nos effectifs sont très largement insuffisants ? »

« C'est bien pour éviter un Rwanda qu'on y est allé !, défend un membre de l'état-major des armées. Le choix, c'était de laisser les 450 soldats déjà présents à Bangui dans la mission Boali assister à un Rwanda, ou d'y aller. Tous les jours, on sauve des vies. On ne communique pas assez sur ce qu'on fait de bien. » Selon ce haut gradé, l'état-major n'est pas surpris par rapport à ses planifications : « On savait que ce serait difficile et que cela ne se réglerait pas d'un coup de baguette magique en quatre mois même si certains l'ont dit. » Une référence aux propos des responsables de l'exécutif français qui ont lancé « Sangaris » le 5 décembre 2013 en assurant qu'il s'agirait d'une opération « rapide ». Le ministre de la défense avait, lui, précisé : « De quatre à six mois. »

Dès la mi-décembre, M. Le Drian évoquait « six mois à un an ». L'état-major prépare à présent un deuxième mandat de six mois de « Sangaris ». Les choses ne se sont pas passées comme prévu. « On a trop dit à l'avance qu'on allait y aller et les anti-balaka en ont profité », admet un officier. Le renseignement a péché, l'attaque des anti-balaka sur Bangui le 5 décembre, qui a changé la dimension de la crise en provoquant 1 000 morts, a surpris.

 

LE RISQUE DE PARTITION DE LA RCA N'EST PAS CONJURÉ

 

 

 

Les soldats français patrouillent sur un marché de Yaloké le lundi 10 Février.
 Les soldats français patrouillent sur un marché de Yaloké le lundi 10 Février. | Jerome Delay/AP pour Le Monde

 

Le niveau de la haine intercommunautaire a été sous-estimé, reconnaît-on au ministère de la défense. Il a contraint « Sangaris » à rester à Bangui au lieu de se positionner d'emblée en province sur les axes vitaux du pays comme envisagé. En outre, l'effet dissuasif escompté de la force militaire n'a pas joué. « On ne pouvait pas envisager que la Séléka garde le pouvoir, elle l'a fait », concède un conseiller de M. Le Drian.

 

La défense dit avoir anticipé le regain de tension que n'a pas manqué de provoquer le départ des ex-Séléka et de leur président Michel Djotodia de Bangui mi-janvier. « Sangaris » atteint 2 000 soldats par le jeu des premières relèves en cours. Un millier de plus ne changerait rien, estiment tous les spécialistes. « Pour empêcher que les vengeances continuent, il faudrait 30 000 militaires, 1 000 hommes par grande ville, ce n'est pas possible, on ne peut que tenter de les enrayer petit à petit », admet une source de haut niveau.

 

Paris, avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba-Panza, souhaite que se monte rapidement une opération de maintien de la paix de l'ONU, mais cette perspective n'est pas consensuelle. L'inquiétude porte sur les chances d'une solution politique. Le risque de partition de la RCA n'est pas conjuré. Au cabinet de Jean-Yves le Drian, on le reconnaît : « Nous sommes lucides, la situation n'est pas encore maîtrisée. »

Chers Collèges Chers Concitoyens de Chamalieres 

Chers Camarades d'Active et de Reserve

 

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Afin de partager avec vous les informations en provenance de la Défense et pour diffuser au mieux le lien Armée Nation.

 

je vous envoie régulièrement une Newsletter Correspondant Défense.Celle-ci reprend les activités de nos unités parrainées


4 Cie du 92RI

• 36 F


Je fais également le lien avec les informations en provenance du CIRFA, organise de recrutement des 3 Armées et avec notre Base de Défense de Clermont Ferrand regroupant toute les unités implanté en Auvergne.

 

 

Je n’oublie pas dans les informations que je diffuse les éléments provenant du monde combattant implanté sur Chamalieres.

 

Au plaisir de vous retrouver régulierement dans cette Newsletter .

 

Claude BARBIN

 

 

 

                       

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 20:50

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Sommaire AVRIL 2013

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

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Le Général BARRERA

et nos Soldats devant le VBCI Chamalieres au MALI

    

Editorial AVRIL 2013 :

En 2013: On Meurt pour ses Frères d’Armes, pour ses Copains de Groupes de combat, de Sections de Compagnie, On meurt pour la Patrie.

 

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Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Amis,

Nous pouvons être fiers de nos Armées, qui après une projection éclair de 4000 Hommes au Mali ont rempli en coopération avec les armées Africaines, Tchadiennes et Maliennes  les trois temps de la Mission.

 

1 Arrêter l’offensive des Islamistes

 

2 Reprendre les villes et territoires occupés

 

3 Pourchasser dans le Nord l’ennemi, afin que ce territoire redevienne la Souveraineté du Mali.

 

Morts, Blessés ont été le prix à payer pour ce succès. Ne nous y trompons pas, tous les témoignages des combats révèlent une extrême violence, qui bien des fois s’est conclu par des combats extrêmement rapprochés rendant l’utilisation du pistolet automatique plus que nécessaire.

 

Aujourd’hui commencera le retrait symbolique de nos troupes pour un objectif de 2000 soldats en Septembre.

 

La guerre n’est pas terminée et le danger pour nos soldats est toujours présent.

 

En 2013, On meurt pour ses Frères d’Armes, pour ses copains de Groupes de combat, de Sections de Compagnie, On meurt pour la Patrie.

 

Continuons à soutenir nos troupes, à leur témoigner notre affection et notre reconnaissance. Vos courriers sont un vrai geste de considération.

 

Voila l’adresse

Capitaine Commandant la 4 eme compagnie ou la 1ere Compagnie du 92 RI

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SP 30 39700200 HUB Armée

 

Au retour de nos troupes et plus particulièrement pour les 400 Hommes du 92 Ri, et le Général Barrera, soyons présent en masse à la cérémonie de Dissolution du GTIA qui aura lieu à Clermont Ferrand.

Je ne manquerai pas de vous donner la date

 

Chamalieres sous l’impulsion de son Maire Louis Giscard d’Estaing a participé à l’envoi de colis pour les soldats du 92 Ri.

 

Nos Associations du Monde Combattant de Chamalières se mobilisent pour préparer le retour de nos soldats et leur apporter à eux et leurs familles l’aide et le soutien en témoignages de leur solidarité inter générationnelle.

 

Bien à Vous

Claude Barbin  Correspondant Défense, Conseiller Municipal de Chamalieres

 

 

 

 

 

 

 

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  • L’intervention française au Mali
  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI

  • 36F

  • France’s Louis Giscard d’Estaing running for office — in the U.S.

  • Lettre de L'ASAF

    Préserver notre armée d’excellence

     

  • France launches major offensive on Mali Islamists

  • Rappel des Objectifs de la Newsletter du Correspondant Défense.

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  • Chamalieres et Le Monde Combattant

  • J'ai eu le plaisir de participer avec notre Maire Louis Giscard d'Estaing à L'Assemblée générale de L'Association André Maginot à la maison des association de Chamalieres le samedi 23 Mars .

  • Cette Association par les mains de son Président Alain Jaubert à remis à notre municipalité un cheque de      pour participer à la refection du Monument au Morts du parc de Montjoly.J'ai partagé avec eux un chaleureux repas de cohésion.

  • Samedi 13 Avril je participerai à l'assemblée général de l'Association des anciens Militaires retraités et Conjoints au 28 Regiment de Transmission d'Issoire,invité par son President Mr Di Costanzo,afin de représenter notre Municipalité.

  • Le samedi 27 Avril à 11h30 l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangere du Puy de Dome et Chamalieres vous convient à la céremonie du 150 Anniversaire du Combat de Camerone Place du Souvenir Quartier de Beaulieu.

  • Le samedi 27 Avril à 18h30Inauguration de l'Esplanade des Justes Parmi les Nations,à proximité du Musée de la résistance.

  • Le samedi 27 Avril  à 20h00 Journéé du Souvenir des Victimes de la Déportation,veillée au carrefour des Martyrs, avenue de Royat

 

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  • L’intervention française au Mali

 

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FRANCE / MALI - 

Article publié le : jeudi 28 mars 2013 - Dernière modification le : jeudi 28 mars 2013  

Reportage: avec le général Barrera, commandant de l'opération Serval

Brieffing Radio du Général Barrera

http://www.rfi.fr/afrique/20130328-mali-france-general-barrera-serval-operation

Le général Barrera (G) et un soldat français lors d'une patrouille dans le massif de Tigharghar au Mali, le 23 mars 2013.
Le général Barrera (G) et un soldat français lors d'une patrouille dans le massif de Tigharghar au Mali, le 23 mars 2013.
REUTERS/Francois Rihouay

Par RFI

Au Mali, la force Serval est dirigée par le général Bernard Barrera. Un personnage atypique, issu du terrain, de l’armée de terre. Un fin politique également, respecté en tout cas par ses soldats. Dans le massif du Tighraghar, patrouille avec le général Barrera, un adepte du «système D» dans une guerre moderne.

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Le général Barrera et ses hommes du régiment des «Bisons de Brive» sur les hauteurs du cirque de Tigharghar.
Photo RFI / Guillaume Thibault

"On leur a cassé la gueule parce qu'on a forcé le passage, on est passé par des zones où ils ne s'y attendaient pas, et on a réussi à les surprendre. On les casse les uns après les autres."

 

 

Mali: dans le massif de Tigharghar, les militaires français ratissent les caches d'Aqmi

 

Par Guillaume Thibault

http://www.rfi.fr/afrique/20130326-mali-massif-tigharghar-militaires-francais-ratissent-caches-aqmi

Au Mali, après un mois d’offensive et de fouilles, les militaires français estiment que le massif du Tigharghar, le fief d’Aqmi au sud de Tessalit, est quasiment fouillé dans sa totalité. Ces derniers jours, les recherches se sont concentrées sur des zones précises. Si l’ennemi reste invisible depuis la chute de la vallée d’Amettetaï, les découvertes d’armes et de munitions se multiplient. Dans la vallée du Tigharghar, reportage de notre envoyé spécial, qui a passé une semaine aux côtés des soldats français. « Ils ont les mêmes méthodes que nous, c’est une armée préparée », raconte un légionnaire.

«  Nous avons cassé les reins d’Aqmi ». Déclaration lundi du général Barrera, le commandant de l’opération Serval, alors qu’il visitait ses troupes. La grande offensive dans le massif du Tigharghar, qui a duré un mois, touche désormais à sa fin. Le fief d’Aqmi, c’est une chaîne de montagnes, une succession de quatre grandes vallées encaissées, une zone de 60 kilomètres sur 30 environ.

 

L’opération s’est déroulée du nord vers le sud, en plusieurs phases, vallée après vallée. Il y a eu la grande bataille de l’Amettetaï, il y a plus de deux semaines. Dix jours de combats intenses, parfois à moins de dix mètres. Une opération complexe, face à un ennemi très bien organisé. « Ils ont les mêmes méthodes que nous, c’est une armée préparée », nous a raconté un légionnaire. 

 

Autre analyse, celle d’un parachutiste : « Ce sont de très bons combattants au sol. A l’arme automatique, de très bons tireurs. L’ennemi avait en plus la maîtrise du terrain ». Un adversaire également fanatisé, prêt à aller jusqu'au bout. « Sur leurs radios, pour parler des Français, ils disaient : " les chiens sont là, il faut les attaquer " », explique un spécialiste des écoutes.

Un adversaire parfois drogué. Témoignage d’un soldat : « Certains ont pris des balles et pourtant, c’est comme s’ils ne sentaient rien, ils continuaient à combattre ». Les forces d’Aqmi n’avaient, en revanche, pas la maîtrise des armes lourdes, notamment des missiles sol-air pour viser les hélicoptères.

Au final, d’après le général Barrera, plus de 200 jihadistes ont été tués lors des combats. Depuis, les forces françaises et tchadiennes ont fouillé, « nettoyé » les autres secteurs, notamment la grande vallée de Terz ou nous étions. Lors de ces opérations, l’ennemi n’a jamais été vu, n’a jamais tenté de prendre à partie les forces françaises.

Un dispositif impressionnant et des conditions extrêmes

Le massif de Tigharghar, c’est le bout du monde, un isolement complet, un endroit invivable si l’on n’a pas accès aux points d’eau. « C’est en prenant les puits que nous avons gagné la bataille », explique un capitaine.

La première journée, les 130 légionnaires qui étaient avec nous ont parcouru 15 kilomètres entre 6 h du matin et 18 h. Une longue marche, difficile, à un rythme soutenu, avec la crainte systématique d'être repérés : « Ne traînez pas, nous ne devons jamais être à découvert », ordonnait à ses hommes un chef de section.

Une succession de collines de rocaille noire qui s’étend à perte de vue et qu'il faut franchir ; celles-ci sont entrecoupées d’oueds où l’on s’enfonce dans le sable. Partout, des pierres tranchantes, bouillantes. Les chaussures rangers attachées avec de la ficelle, un soldat raconte : « C’est pourtant solide. Nos chaussures résistaient en Afghanistan mais ici…ça ne tient pas. On a jamais vu ça ».

Les phases d’attente, lorsque le dispositif se met en place, sont également interminables. Soixante degrés au plus fort de la journée et des « sorcières », ces vents de sable tourbillonnants qui brûlent la peau. Malgré ces conditions, les soldats doivent avancer car toutes les capacités militaires sont en action en même temps. Il faut imaginer près de 2 000 soldats qui progressent en simultané : dans les airs, avions de chasse, drones et hélicoptères de combats, prêts à frapper ; au sol, des centaines de tanks, de blindés, des camions radios. Des mortiers prêts à faire feu. L’avancée se fait ensuite au sol, mètre par mètre, avec des soldats sur toutes les lignes de crêtes qui sécurisent ceux qui avancent au fond des oueds, notamment les hommes du génie chargés de trouver les mines et les caches.

Quantité de matériel et de munitions découverts

Dans l’oued où nous étions, les soldats du génie ont mis la main sur des ceintures de kamikazes, des obus de mortier, 100 kilos de nitrate, un engrais utilisé dans la confection de bombes artisanales.

« Nous avons trouvé un véritable arsenal. Tous types de munitions, de tous les calibres, des tonnes d’obus », explique le général Barrera. « On ne s’attendait pas à de telles quantités de matériel et autant d’astuces pour cacher tout ça », analyse l’un des chefs démineurs. « On regardait les collines, on ne voyait rien. Il faut être à un mètre pour voir la cache ». Ces munitions ont été soit détruites, car trop dangereuses à transporter, soit remises à l’armée malienne.

Les fouilles ont aussi été très précieuses pour les services de renseignements. Des documents, des passeports par dizaines, des listes de combattants, des disques durs et des ordinateurs ont été découverts et immédiatement analysés.

A Tessalit, c'est le soulagement

Pour les populations, l’arrivée des Français a été un grand soulagement. « Merci de nous rendre notre liberté, on a tellement souffert pendant un an », racontait un marchand croisé en brousse.

La fuite des jihadistes a permis aux habitants de réintégrer petit à petit Tessalit. Mais l’activité économique est extrêmement réduite car dans cette zone, toutes les denrées viennent d’Algérie, la fermeture de la frontière a cassé le commerce. Second problème : Tessalit n’est pas sécurisée. Les Français et les Tchadiens n’y vont pas et attendent que l’armée malienne reprenne possession de la ville. C’est aussi un souhait des habitants que nous avons vus. « Il est temps que Bamako se mette au travail, nous sommes coupés du monde ici. Quand est-ce que notre armée va venir ici ? », a demandé un doyen.

Difficile de répondre, de donner un calendrier. Pour le moment, le village de Tessalit est, selon nos informations, contrôlé par une vingtaine d’hommes du MNLA (le Mouvement national de libération de l'Azawad) qui ont installé des check-points au cœur du village.

Les combats au Mali

 

http://theatrum-belli.org/sous-le-feu-des-djihadistes-du-nord-mali-avec-les-legionnaires-francais-reportage-de-matthieu-mabin-france24/

 

 

2000 Photos "Opération Serval"

http://www.flickr.com/photos/theatrum-belli/sets/72157632507552964/

 

 

Voici quelques informations .
Mali. La Légion dans l'antre d’Aqmi.
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En s’emparant du sanctuaire des islamistes, les Français ont mis la main sur leur arsenal… et même sur leur potager dans la vallée de l’Ametettai.
Au premier plan, le poste de commandement français, surmonté d’une parabole satellite.
> Derrière, le potager planté par les hommes d’Aqmi.
> A l’arrière-plan, 3 hélicoptères Puma | Photo Alvaro Canovas.

> « Le caporal a été tué près de cette dune de sable. » Il est 10 heures du matin, le jeudi 7 mars, au cœur du massif des Iforas, dans le nord-est du Mali. Le soleil tape déjà si fort que Jean- Yves Le Drian doit placer la main en visière pour observer le point que désigne le colonel Desmeulles, commandant des légionnaires du 2e Rep. Il s’agit du piton de roche noire où le caporal-chef Cédric Charenton est mort, cinq jours plus tôt, au cours d’un des combats les plus violents auxquels l’armée française ait été confrontée ces dernières années.
>
> Le vent brûlant fait voler une poussière ocre et collante ; quand il accorde un répit, des nuées de mouches entrent en action. La température frôle déjà les 40 °C. « Vous considérez que la zone est sécurisée ? » demande le ministre de la Défense, qui a tombé la veste dès sa descente d’avion pour effectuer sa première visite sur le front. « Le génie est passé, tout est nettoyé », lui répond le colonel.
>
> Ils étaient 300 djihadistes à défendre cette vallée d’Ametettai. En quelques années, ils l’avaient méthodiquement transformée en forteresse. Les soldats français l’ont baptisée le « donjon ».
>

> En effet, depuis le début de leur intervention au Mali, à Tombouctou, à Gao ou à Kidal, c’était chaque fois le même scénario. L’ennemi quittait les lieux avant l’arrivée des soldats. Et, malgré les performances des systèmes de détection et d’écoute, ceux-ci finissaient par se demander où il pouvait bien se terrer. Le 19 février, des éléments de la brigade Serval sont accrochés lors d’une mission de reconnaissance à l’ouest de la vallée. Au bout de cinq heures et demie de combats intenses et malgré l’intervention en renfort des Forces spéciales, l’ennemi ne cède pas un pouce de terrain. Un soldat français et quelques dizaines de djihadistes perdent la vie au cours de l’assaut.
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> Curieux ! Pourquoi vouloir se cramponner à un chaos de roches volcaniques de 60 kilomètres sur 90 au milieu du désert ? Les éclaireurs décrochent. Ils ont noté que cette zone, silencieuse jusqu’à présent, bruissait d’ondes électromagnétiques lors de l’accrochage. On a compté jusqu’à 40 téléphones portables activés d’un coup. Certaines communications remontent jusqu’à l’Europe. Après analyse des conversations, le général Barrera, qui commande la brigade Serval, acquiert la conviction que l’Ametettai est bien le sanctuaire des combattants d’Aqmi. En quelques jours, il met au point son plan de bataille. Le 26 février, les Français passent à l’attaque à l’ouest.
>

> Au même moment, 1 000 soldats tchadiens lancent l’assaut à l’est. L’ennemi est pris en tenaille mais ne recule pas. Un véhicule de l’avant blindé (VAB) saute sur une mine, son chauffeur est blessé. Les tirs fusent de toutes parts. Une balle vient se loger dans le casque d’un para qui en réchappe miraculeusement. En face, les djihadistes subissent des pertes mais résistent. Une heure après le commencement de l’assaut, le verrou qui protège l’entrée de la vallée n’a toujours pas cédé. Ils disposent de solides défenses, notamment des canons de 14.7 camouflés en haut des crêtes, des sortes de mini-bunkers avec vivres, eau et munitions, à la manière des Viêt-cong. A l’est, les Tchadiens piétinent aussi. Ils ont d’abord foncé bille en tête, mais les snipers d’Aqmi les ont cueillis avant qu’ils ne pénètrent dans la vallée : balles dans la tête à des distances de plus de 800 mètres !
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> « On est allé chercher l’ennemi à la fourchette à escargot. On a même manqué de grenades »
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> Vers 19 h 30, la situation s’aggrave, lorsque, par une manœuvre habile, les Groupements armés djihadistes (Gad) parviennent à couper en deux la colonne tchadienne et à en isoler une partie au fond d’un corridor. Du haut des crêtes, la partie de ball-trap commence. Le bilan est lourd : 26 soldats tchadiens tués, plus de 60 blessés. C’est alors que les paras et la Légion entrent en action. Par une manœuvre audacieuse, ils investissent à pied la vallée par le nord : 9 kilomètres de crapahute, avec 40 kilos sur le dos, pour parvenir en haut des crêtes. « Ils pensaient que l’Occidental allait se fatiguer, mais nous sommes arrivés à pied et ils ont craqué », explique le colonel Bertier, un des stratèges de l’opération.
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> « On est allé les chercher à la fourchette à escargot », ajoute-t-il avec délice. On croirait entendre Bigeard. Comment ne pas penser ici au héros de Diên Biên Phu ? Le relief, semblable à l’Algérie dont la frontière n’est qu’à 50 kilomètres, la manœuvre des paras, la marche forcée, l’attaque par les hauteurs, l’ennemi qu’on surprend et le langage du colonel, c’est du pur Bigeard. Derrière ses petits yeux plissés, Bertier jubile de la comparaison. « Les tirs avaient lieu à 10 mètres, 3 mètres certaines fois, reprend-il. C’était presque du corps-à-corps. » La première crête conquise, on passe à la suivante. Chaque fois qu’un Groupement tactique interarmes (GTIA) est bloqué, dans les airs les hélicoptères Tigre se chargent de neutraliser la position ennemie. Sapeurs, chars, artillerie, transport, jusqu’à l’aviation de chasse puis le génie, toute la panoplie des armes françaises est utilisée dans l’opération. Mais, au final, c’est l’infanterie qui fait la différence, des hommes à pied, méthodiques, courageux, déterminés. L’ennemi profite de la moindre crevasse pour se planquer. A la fin, les soldats français manqueront même de grenades… 
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Par 40 °C à l’ombre avec 40 kilos sur le dos, les combats ont été harassants A 10 heures du matin, sous une chaleur à peine supportable, les hommes du PC transmission se tiennent informés des opérations en cours dans les vallées voisines. (Photo Alvaro Canovas)

> En progressant, ils vont de découverte en découverte : caches d’armes, garages camouflés pour réparer les pick-up, jusqu’à des postes de soins enterrés où gisent des cadavres dont certains ont été perfusés, avant que leurs camarades ne les abandonnent dans leur fuite. Côté tchadien, on a repris le dessus. Les hommes délogent un à un les djihadistes. Coriace, cet ennemi n’a pas peur de mourir et il a bien l’intention d’emporter un maximum de soldats avec lui. Acculé, un djihadiste déclenche sa ceinture d’explosifs sur des caisses à munitions. Pour leur dernier baroud, les combattants d’Aqmi avaient tout prévu, un solide système de défense mais aussi une logistique impressionnante pour assurer leur survie. S’ils ont choisi l’Ametettai, c’est que la vallée dispose d’eau toute l’année. Ici, l’expression « or bleu » prend tout son sens. Au bas du promontoire rocheux duquel le ministre de la Défense redescend pour s’adresser aux soldats et les féliciter, on trouve même un potager. Le jardinier d’Aqmi est un bien piètre cultivateur. Les rangs d’oignons ne sont pas droits. Certains plants de tomates poussent au milieu des allées.
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> “Ils pensaient que l’Occidental se fatiguerait, mais nous sommes arrivés à pied, ils ont craqué”
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> Le puits, en revanche, est assez sophistiqué. Dans cet univers de guerre, l’endroit bucolique redonne à l’ennemi un peu d’humanité. On l’imagine déambulant au milieu des oignons, arrosoir à la main, comme n’importe quel paysan de n’importe quel pays. « La Marseillaise » retentit. C’est Le Drian qui l’entonne, selon son habitude dès qu’il a fini de parler aux soldats. L’hymne est repris par la troupe, saccadé, façon Légion, une puissante respiration collective, à l’image du combat que les hommes viennent de mener, où l’individu ne tient que par et pour le groupe. Les visages sont maigres, creusés par la fatigue, les lèvres fendues, brûlées par le soleil, mais au fond des yeux brille une étincelle de fierté. « Je vous ai promis de la bière. Il y aura de la bière ! » lance le général Barrera à la fin de la cérémonie. « Est-ce qu’elle est fraîche ? » demande un légionnaire avec un roulement de « r » qui traduit une origine des pays de l’Est. Le drapeau tricolore claque au vent.
>
> Les oignons d’Aqmi frissonnent. Les armes des terroristes gisent dans la cour derrière le ministre. Les légionnaires défilent devant ces trophées en leur jetant un regard de mépris. On en a trouvé 16 tonnes dans le massif, dont trois canons russes de 122 millimètres, des mitrailleuses en pagaille, plus de 1 000 roquettes et grenades, 60 000 munitions, 1 500 obus, sans oublier des quantités de fils électriques et de détonateurs pour fabriquer des IED. Mais il n’y a pas que des armes parmi le butin récupéré dans l’Adrar. On trouve aussi des sacs de riz, des paquets de sucre, des bidons d’huile, des conserves, du lait en poudre et du thé vert de Chine.
>
> Pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers.
>
>
> Et aussi une vieille malle noire en fer qui semble avoir voyagé longtemps. Sur son côté, peinte en blanc, Masjid al-Haram, la grande mosquée de La Mecque, surmontée d’un croissant de lune. Il y a deux mois à peine, les combattants d’Aqmi ambitionnaient, avec cet arsenal, de descendre sur Bamako et de soumettre l’intégralité du Mali à leur rêve de djihad. Dans le ciel, deux hélicoptères Tigre tournent en rond. La colonne vertébrale de l’ennemi a peut-être été brisée, mais celui-ci demeure, en petits groupes éparpillés dans le massif. Ces jours derniers, pour la première fois depuis le début du conflit, on a fait des prisonniers, une poignée pour l’instant, dont un Franco-Algérien de 38 ans, originaire de Grenoble, arrêté les armes à la main. La consigne n’est pas d’en ramener à tout prix. Au sud du massif, les Français et leurs alliés tchadiens ont repéré un groupe de combattants qui tentait de fuir à pied. Il a été « neutralisé » par les Tigre.
>
> « Ils ne peuvent pas aller loin ni tenir longtemps, reprend le colonel Bertier, car ils n’ont plus accès aux puits. Il faut terminer le boulot. Comme je vous disais, les chercher à la fourchette à escargot ! répète-t-il, fier de son expression. Ce sont mes origines bourguignonnes qui parlent ! » Ce travail ingrat, les Français vont le faire dans les semaines qui viennent. Nettoyer la zone pour ensuite la laisser à des soldats d’autres nations d’Afrique qui, comme prévu depuis le début de l’opération, doivent les remplacer. François Hollande a annoncé que les forces françaises commenceraient à se retirer au début du mois d’avril. Mais beaucoup reste à faire. Notamment du côté de l’armée malienne, qui est loin de pouvoir prendre la place des Français. Peu formée, incapable de planifier ou d’instruire ses cadres, elle manque de presque tout, faisant ce qu’elle peut avec des armes dont certaines remontent à la colonisation. Cette armée sait qu’elle est passée près du désastre lors de l’offensive des djihadistes. Elle accepte donc, de bon gré, la formation que vont lui apporter 196 instructeurs venus de 13 pays de la Communauté européenne. C’est peu, et cette formation sera longue. La mission européenne n’entrevoit une reconquête par l’armée malienne du Nord-Mali qu’en mai 2014…

RAPPEL L’intervention française au Mali

 

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Le Général de brigade Bernard Barrera

Actuel commandant de la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Clermont-Ferrand, il dirige les forces du dispositif Serval et commande les forces terrestres déployées par la France sur le territoire malien.

La 3e BM, forte d'environ 5 000 militaires et civils ainsi que de 650 réservistes, est constituée de cinq formations principales qui sont toutes engagées dans Serval :
- Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand.
- Le 126e régiment d'infanterie à Brive-la-Gaillarde.
- Le 1er régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.
- Le 68e régiment d'artillerie d'Afrique à la Valbonne.
- Le 31e régiment du génie à Castelsarrasin.

Le Général Barrera commande la composante terrestre au Mali, la composante Air étant commandée de N'Djamena.

Le commandement opératif se trouve lui à Dakar (EFS renforcés), il est confié au général de Saint-Quentin.

A Paris, le Général de corps d'armée Didier Castres dirige les opérations françaises à partir du CPCO, "sous la responsabilité du CEMA", qui reste le grand patron de toute la manoeuvre.

 

NOS UNITES DE COEUR AVEC CHAMALIERES

92 RI Régiment d'Auvergne La 4 eme CIE est Parrainnée par la Ville de Chamalieres

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Le 92ème RI de Clermont-Ferrand dans l'opération "Serval"

LA 1ere Compagnie et La 4 eme Compagnie, Compagnie parrainnée par la ville de Chamalieres  sont au Mali

 

450 militaires du 92ème Régiment d'Infanterie de Clermont-Ferrand sont au Mali sur le continent africain afin de participer à l'opération "Serval" dans laquelle l'armée française 

 

Mise à jour : 04/03/2013 20:57

Du 27 février au 2 mars 2013, en coordination avec les forces maliennes, le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) a mené l’opération Doro à l’est de Gao, entre les villes de Djebok et Telatai.

 

Opération Serval : le GTIA 2 mène l’opération Doro

 

Commandé par le colonel Bert, chef de corps du 92erégiment d’infanterie (92eRI), le GTIA 2 a été appuyé par des éléments du groupement aéromobile (GAM), du génie et du détachement multi capteur (DET MUC) de la force Serval stationnés à Gao.

L’opération Doro, menée quotidiennement par les forces françaises, maliennes et africaines, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire les groupes terroristes. Dans la région de Gao, les groupes terroristes continuent d’alimenter un climat d’insécurité.

Dans la nuit du 27 février, le GTIA 2 a mené une infiltration vers la zone identifiée co

 

mme un foyer terroriste jusqu’au village d’Imenas, à une soixantaine de km de Gao. Les groupes armés terroristes ont tenté de résister à l’action de nos forces, mais ils ont été obligés de rompre le contact sous la pression des VBCI et des hélicoptères du GAM. Plus tard, plusieurs groupes armés ont rejoint les abords du village d’Imenas et ont harcelé toute la journée du 1er mars les positions tenues par le détachement français, alors que ces derniers formaient un cordon de sécurité permettant aux FAMA de fouiller le village. La riposte des militaires français, appuyés par les hélicoptères du GAM et par un Mirage 2000 D, a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes, de détruire un véhicule de transport de troupes BTR 60 et 3 pick-up.

Par ailleurs, deux IED ont été relevés les 1er et 2 mars, sur la route de Djebok. Les équipes EOD les ont neutralisés et sont restées prêtes à intervenir rapidement (Quick response force - QRF) pour déjouer ces pièges et permettre au GTIA 2 de poursuivre son action.

 

Sources : EMA

Opération Serval : 92 RI point de situation du 14 février 18h au 18 février 18h

 

  Opération Serval Mali Février 2013

Les opérations aériennes se sont poursuivies en particulier dans la région de Bourem avec près de 85 sorties. Une quinzaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la destruction, entre autres, de plusieurs dépôts de munitions des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine a été consacrée au transport stratégique de nos forces et nos matériels, et le reste au soutien des opérations.

Pour rappel, le dispositif air de l’opération Serval comprend 6 Rafale, 6 Mirage 2000D, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, des drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

Au sol, l’opération Serval poursuit sa phase de sécurisation tout en mettant en œuvre des opérations visant à désorganiser les groupes terroristes. Ainsi, après la prise de Tessalit la semaine dernière, les soldats français en soutien des forces armées maliennes et en collaboration avec les militaires nigériens des forces africaines ont atteint la ville de Bourem.

 

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

Entre le 14 et le 18 février, le GTIA 2 (92ème RI), appuyé par le GAM et en soutien des FAM a lancé un raid blindé à partir de Gao vers la ville d’Almoustarat au nord, avant de rejoindre la région de Bourem plus au sud. La reconnaissance de cette zone a permis la fouille de plusieurs villages situés sur ces axes par les forces armées maliennes.
Cette étroite coordination a notamment permis la récupération puis la neutralisation de 3 BM21 et un canon laissés par les groupes terroristes.

Simultanément, des soldats français, maliens et nigériens ont sécurisé l’accès à la ville de Gao, face au nord, afin d’éviter de nouvelles infiltrations mais aussi des exfiltrations des groupes terroristes depuis la région de Bourem.

 

Opération Serval du 14 février 18h au 18 février 18h 

 

 

Le 16 février en début d’après-midi, l’ensemble des éléments s’est déployé à hauteur de Bourem. Le GTIA 2 s’est déployé aux abords de la ville afin d’en sécuriser les accès alors que les forces armées maliennes ont repris le contrôle de la localité. Leur arrivée a été saluée par la population.

Près de 150 soldats maliens sont désormais installés dans la ville de Bourem. Le 17 février 2013, les éléments ont repris leur progression en direction de Gao. A plusieurs reprises des éléments ennemis ont été aperçus mais ils n’ont pas engagés le combat.

Parallèlement, les forces africaines poursuivent leur montée en puissance avec désormais près de 5250 soldats sur le sol Malien. Les contingents togolais, sénégalais, béninois, ghanéen et tchadiens ont vu leurs effectifs accroitre ces derniers jours et devraient poursuivre leur déploiement sur le terrain.

Enfin, le 18 février 2013, le Conseil de l’Union Européenne a officiellement lancé la mission EUTM MALI visant à apporter un soutien à la formation et à la réorganisation des forces armées maliennes.

Un élément précurseur, sous les ordres du colonel Heluin, est arrivé à Bamako le 8 février et commencera à s’acquitter des tâches d’expertise et de conseil dans les jours qui viennent.  Les instructeurs militaires devraient être déployés avant la fin du mois de mars.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

NOS UNITES DE COEUR AVEC CHAMALIERES

   36 F Flotille de l'Aéronaval Marrainnée par la ville de Chamalieres

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CC Jean Baptiste Allard
36F / CDT

 

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  La flottille 36 F sera représenté par son commandant pour le 150 éme
anniversaire de Camerone, ce samedi 27 avril à 11H30 Place du souvenir.

Deux hélicos panther doivent atterrir à Chamalières pour 14H le mardi 7 mai à Chatrousse pour visite commentée aux enfants et aux plus grands...

 
Participation d'un piquet d'honneur avec la Preparation Militaire Marine  au Monument de Montjoly à 19H00 pour la cérémonie de la fin de la seconde Guerre Mondiale.

Changement de Pacha en juin. CC JB Allard sera remplacé par son second

 

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France’s Louis Giscard d’Estaing running for office — in the U.S.

By Jason Horowitz,March 28, 2013

  • Louis Giscard dEstaing is in the United States gathering support to become the representative of U.S. expatriates in France.

Louis Giscard dEstaing is in the United States gathering support to become… (Sarah L. Voisin/The Washington…)

Louis Giscard d’Estaing, a former two-term deputy representing Puy-de-Dôme in the Assemblée Nationale, mayor of Chamalières and son of former French president Valéry Giscard d’Estaing, kicked off his latest campaign Tuesday afternoon. In Bethesda.

 

 

 

Flanked by two 20-year-old campaign volunteers in European knotted scarves and sharp fitted suits, Giscard, the newly declared candidate to represent French expatriates in North America, stepped out of a black Chevy Suburban at the Lycée Rochambeau French International School off Beach Drive. He had sunglasses tucked in the breast pocket of his checked blue suit, black tufts fringing his bald dome and campaign talking points ready for the political power broker in the headmistress’s office.

 

 

“It’s going to be interesting to see if it really works out,” he said with an accent and a shrug.

 

 

France last year joined Italy, Angola, Cape Verde, the Dominican Republic and about a dozen other nations in allowing “représentation sans habitation.” The 54-year-old political scion is running for one of the 11 parliamentary seats (out of 577) created last year to represent French citizens in foreign districts, each drawn to include about 150,000 voters. The North American constituency includes Canada and the United States. Great Britain is so full of Frenchmen that it warrants its own district. By contrast, one deputy will represent all of Asia, Russia and Australia. Constituency services could prove difficult.

 

 

America is far from foreign to Giscard. His late wife was American, he speaks fluent English, and he has a son with dual citizenship. Nevertheless, the strangeness of campaigning in a strange land is not lost on him.

 

 

“It’s outside France,” it’s a special election, “and the community is scattered over a huge territory in two countries,” he said. “It’s different.”

 

 

Campaigning stateside is also something, he said, that he had not foreseen. Last year, he lost his election in the region of Auvergne. (“Louis Giscard d’Estaing perd le fief familial,” read a headline in the news magazine Le Point). But then he caught a break. Last month, the Constitutional Council of France, on which his father sits, unseated the North American district’s first representative, Corinne Narassiguin, a Socialist and 13-year-resident of New York, for improperly opening campaign bank accounts in the United States. It also barred her from public office for one year. (“My father wasn’t there that day,” Giscard noted in his defense.) The ruling opened an opportunity for Giscard, who said he started receiving e-mails from French members of the Union for a Popular Movement Party in North America imploring him to run.

 

 

Giscard had left the party after the disastrous rightward lurch of its leader, President Nicholas Sarkozy. He helped found a new party and will now challenge Frédéric Lefebvre, a former junior minister and Sarkozy ally, of whom Giscard does not think highly. (He recalled a trip to the Pentagon and meeting a famously antagonistic Defense undersecretary. “Douglas Feith? He’s that kind of character.”)

 

 

Last week, Giscard vi

sited Montreal, which, after New York, has the highest concentration of French citizens in North America, to test whether he had sufficient support. He squeezed in a campaign swing through Washington to woo the area’s 9,000 voters, who will probably cast ballots in May.

 

 

Walking behind his two skinny-tied volunteers, one of whom asked not to be named (“I’m a staffer on the Hill,” the young man explained, proudly), he opened a door at the Lycée reading “escaliers” and climbed the stairs to the headmistress’s office. He sat at the head of a table under an abstract map of the United States. Catherine Lévy-Silveira opened a notepad filled with graph paper.

 

“You know the context for which I’m here,” he said. “I’m the future candidate.”

 

He spoke about how well he had come to know America in his capacity as a marketing executive for Moet Hennessy in New York in the 1980s (“For a year and a half, I traveled around the United States extensively. In the California Napa Valley and the Simi Valley.”) They discussed education policy and struck up a promising conversation about Saint-Nectaire cheese from the Auvergne region, which he represented and where she had worked.

 

“Right in the middle of France,” he said.

 

 

Lettre de l’ASAF 13/04
« Ne pas subir »
(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Préserver notre armée d’excellence

 

Une institution de référence.

Alors que la situation économique et financière de la France se dégrade, que la cohésion nationale s’effrite et que le doute ronge les esprits, l’armée, malgré les multiples réductions budgétaires dont elle a été l’objet depuis des décennies, apparaît comme une des rares institutions dans lesquelles les Français ont confiance.

Son efficacité dans la conduite des opérations, la loyauté dont elle fait preuve et le sens de l’intérêt national qui l’anime tranchent avec le sentiment d’impuissance que donnent trop souvent les institutions civiles dans la mise en œuvre des indispensables réformes de l’Etat. L’armée constitue aujourd’hui, pour nombre de Français, une référence.

 

L’impact de Serval.

L’opération Serval au Mali, remarquablement conçue, conduite et exécutée par nos forces, vaut à notre pays une considération inhabituelle et lui donne une crédibilité dont il avait bien besoin, tant de la part des pays africains que de nos alliés - notamment américains et britanniques - et de la plupart des autres pays étrangers.

L’armée française a non seulement évité aux 6 000 Français de Bamako de devenir les otages des groupes islamistes terroristes, mais elle a redonné à notre diplomatie sa capacité d’agir dans notre zone d’intérêt stratégique.

Le succès actuel de nos armes donne aux Français le sentiment d’une légitime fierté compte tenu de la complexité d’une opération qui se déroule à plus de 4 500 kms de la métropole et qui associe à nos forces celles d’une dizaine d’armées africaines ainsi que le soutien d’autant d’armées alliés.

L’efficacité de l’armée reconnue par les Français.

Nos compatriotes ont pu vérifier comment, sur un très court préavis, les armées ont su monter en puissance, être projetées en zone inconnue et être engagées avec succès face à un adversaire islamiste fanatisé et connaissant très bien le terrain.

Ils ont découvert, pour la plupart, la compétence et la remarquable organisation des états-majors, le courage et le haut niveau d’entraînement des unités et des équipages. Ils ont pu mesurer l’extraordinaire réactivité opérationnelle des hommes et des femmes qui servent les armes de la France.

 

Prise de conscience.

Mais les Français ont aussi découvert la vétusté de nombreux matériels et nos lacunes notamment dans le domaine du transport aérien stratégique. Par ailleurs, ils ont conscience que la menace islamiste terroriste, qui touche aujourd’hui le Mali, concernera demain la France et l’Europe si nous ne la combattons pas dès maintenant avec détermination.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que dans un récent sondage - sur lequel le ministère de la Défense ne souhaite pas communiquer - 2/3 de nos compatriotes se prononcent pour le maintien ou l’accroissement de notre effort de Défense et que 90% estiment que la France doit rester une grande puissance militaire.

 

Les attentes des Français.

Les Français savent que les armées ont déjà largement contribué au redressement des finances publiques, puisque l’effort de défense a été divisé par deux en 30 ans ; ils constatent que leur armée ne possède déjà plus certaines capacités essentielles et que nombre de ses matériels doivent être renouvelés. Ils ne veulent plus, même en cette période de rigueur, que le budget de la Défense soit réduit d’une façon ou d’une autre.
En revanche, ils demandent aux autres ministères, notamment non régaliens, aux collectivités territoriales et agences publiques, dont la gabegie est régulièrement dénoncée par la Cour des comptes et certains médias, de fournir les efforts qu’ils n’ont pas encore faits.

Alors que la dépense publique représente 56% du produit intérieur brut (PIB), les Français n’attendent donc plus d’économies sur le 1,5% consacré à la Défense mais sur les 54,5% restant. Ils ont parfaitement compris que réduire la Défense affaiblit la France.

 

Les armées, un atout contre la crise.

Les armées constituent en fait un recours contre la grave crise que traverse notre pays.

Les valeurs que les soldats cultivent pour affronter les situations de guerre peuvent inspirer tous les Français qui affrontent la crise : maîtrise de soi, courage et solidarité.

Par ailleurs, les investissements réalisés dans les équipements militaires de haute technologie permettent à notre pays de conserver sa souveraineté, de renforcer son outil industriel, de faire bénéficier l’industrie civile des innovations militaires et d’accroître nos exportations.

Enfin, le maintien des effectifs des armées permet directement de disposer des capacités nécessaires pour remplir avec succès les missions qui leur reviennent et indirectement de participer à l’effort d’éducation , de formation et d’intégration des jeunes Français dans la société française.

 

« …Être aujourd'hui militaire suppose donc une formation d'excellence. C'est pourquoi je souhaite que beaucoup de jeunes en France s'engagent et qu'ils trouvent à travers cette expérience professionnelle le sens de l'effort, du courage, de la pugnacité, de la persévérance, mais aussi de la formation qui leur permettra plus tard d'exercer des métiers civils. » (François Hollande - vœux aux armées - Olivet le 9 janvier 2013)

 

Le 28 mars, le chef de l’Etat, chef des armées, s’est engagé à préserver le volume du budget affecté à la Défense. Il importe d’être désormais vigilant sur l’interprétation exacte des termes employés, en particulier dans l’esprit de Bercy ! D’ores et déjà, il apparaît que de nouvelles réductions d’effectifs et d’équipements seraient envisagées pour notre armée d’excellence…

 LA REDACTION de l’ASAF (www.asafrance.fr)

 

Yesterday, 15:37 0

France launches major offensive on Mali Islamists

мали военная операция гао франция армия франция солдат

French soldiers in Gao, Mali

Photo: EPA

A French force of 1,000 soldiers has begun a sweep of a river valley thought to be a logistics base for armed Islamists near the Malian city of Gao, an AFP journalist accompanying the mission said.

 Operation Gustav, one of France's largest actions since its intervention against insurgents in January, will involve dozens of tanks, helicopters, drones and airplanes, said General Bernard Barrera, commander of the French land forces in Mali.

 Malian military operations almost over

 The military forces of Chad together, with a contingent of French and West African countries’ forces are involved in anti-terrorist operations in Mali, and have said that northern Kidal and mountainous Adrar-Ifoghas regions have been cleared of militants and extremist groups and are under the control of security forces.

 According to the army command, the operations in northern Mali can be considered finished.

 French anti-terrorist operations in Mali began on January 11, 2013.

 Since then Malian soldiers, supported by French and African forces, have been able to liberate key cities in the north of the republic from Islamists, namely Gao, Timbuktu and Kidal. However, extremist groups continue to periodically arrange attacks is areas they have previously abandoned.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:04

 

 

 

 

 

 

 Le drapeau français en berne

Reconnaissance et respect de la nation pour ces soldats morts pour la France ,Compassion pour les familles , soutien aux troupes au Mali et en Afghanistan.

 

 Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, membre du 1er RCP de Pamiers, était au Mali depuis le 25 janvier./ Photo Sirpa Terre () 

Cédric Charenton

Mort d'un caporal du 1er RCP, 3e soldat français à périr au Mali (actualisé)

serval,mali,décès

L'Elysée vient d'annoncer la mort d'un 3e soldat français au Mali. Il s'agit d'un parachutiste du 1er RCP (GTIA para), tué hier soir, dans le secteur de Tessalit.

Le caporal Cédric Charenton, appartenant au 1er Régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) et engagé dans l’opération Serval depuis le 25 janvier dernier, a été mortellement touché par un tir ennemi lors des combats menés hier dans le massif de l’Adrar, au nord du Mali.

Vers 18h, ce caporal a été tué alors que sa section montait à l'assaut d'une position terroriste découverte lors d'une opération de recherche et destruction. 15 terroristes ont été tués et trois pick-up détruits, lors de cette opération, selon l'EMA.

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est dit ému par la mort de ce troisième militaire au Mali et par le courage du caporal Charenton; il a adressé ses condoléances à sa famille et à ses proches.  « Agé de 26 ans seulement, le caporal Cédric Charenton a apporté de nombreuses fois la preuve de son courage lors des missions qu’il a remplies en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan et au Gabon. Le souvenir de son sacrifice dans l’un des combats les plus violents que nos forces aient connus sur le territoire malien nous animera à jamais. Le caporal Charenton, engagé depuis moins de quatre ans dans l’Armée de terre, est mort pour la France, pour notre liberté, pour notre sécurité ».

Deux militaires français ont déjà perdu la vie au cours de l'opération Serval: un pilote de Gazelle, Damien Boiteux, tué le 11 janvier, et un sous-officier du 2e REP, Harold Vormezeele, tué le 19 février près de Tessalit.

 

Damien Boiteux

Harold Vormezeele

Sommaire MARS 2013

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"Plus que Jamais"

« Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »

(Antoine de SAINT EXUPERY)

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Editorial mars 2013 : Nous sommes en "Guerre"

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Claude Barbin

 Correspondant Défense, Conseiller Municipal de Chamalieres

 

 

Chers Abonnés,  

Chers Camarades d’Active et de Réserve,

Chers Amis,

 

 

 

Chaque Fois que nos Armées sont engagés nous savons que des familles vont etre dans la peine.

 

Reconnaissance et respect de la nation pour ces soldats morts pour la France ,Compassion pour les familles ,soutien aux troupes au Mali et en Afghanistan.

 

Pensée et voeux pour les  Militaires du 92 RI deployés au Mali et plus particulierement à la 4 eme compagnie du 92 RI et à nos camarades Parachutistes de Pamiers ,Quartier Capitaine Beaumont ou j'ai eu le privilege de servir.

 

 

Dans ces moments de tristesses et d'inquiétudes ,les représentants del'association de soutien à l'Armée Française savent mieux que moi exprimer la réalité de cette Guerre.

 

 

L’Association de    Soutien    à l’Armée     Française

 

      

Claude Barbin

 

Mes Remerciements pour les Nouvelles du Front à notre Camarade le Commandant Dominique Fervel de la Délegation Militaire du Puy de Dome

Vous (citoyens, élus, enfants des écoles...) pouvez adresser des lettres, des dessins, des colis de soutien à nos soldats. Ils le méritent: Monsieur le général commandant la 3ème Brigade Mécanisée 31 cours sablon 63000 Clermont Ferrand Nous pensons à eux

Dominique Fervel

 

Lettre de l’ASAF 13/02

 

 « Ne pas subir » 

 (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

 

Mali : bon sens et clairvoyance


 Les opérations de guerre qui se déroulent au Mali ont pour premier mérite d’arracher certains de nos responsables politiques aux délices de l’idéologie pour les ramener aux dures réalités.
Souhaitons que cet engagement militaire prévisible éclaire les membres de la commission du Livre blanc et les conduise à rejeter certaines conceptions a priori qui avaient valeur de dogme chez nombre d’entre eux. Les faits sont têtus.

       Politique
Malgré ses déclarations initiales, le président de la République a accepté d’engager dans l’urgence, en première ligne et au sol les forces françaises sans attendre les forces africaines. L’ennemi composé de deux colonnes de 100 pick up qui allaient s’emparer de Bamako a contraint la France à agir. Il ne pouvait en être autrement.
Quel président français aurait pu laisser les djihadistes islamistes capturer 6 000 otages de nationalité française dans le sud Mali ? La décision du président de la République s’est imposée. Elle a balayé du même coup la doctrine non interventionniste

        Armée
Elle a montré toutes les qualités qu’on est en droit d’attendre d’une armée d’excellence : disponibilité immédiate de l’ensemble des composantes Terre, Mer, Air et organismes interarmées, loyauté absolue d’une armée professionnelle envers le pouvoir politique, aptitude remarquable des états-majors à combiner des forces de natures très différentes et des moyens logistiques étrangers à plus de 5 000 km de la métropole, à les engager offensivement et par surprise afin de prendre l’ascendant sur l’adversaire et de le contraindre à se replier. Les Français peuvent être fiers de leur armée qui demeure plus que jamais une référence pour la Nation.

        Commandement
Cet engagement valide une nouvelle fois la chaîne de décision très courte entre le président de la République, chef des armées, et son conseiller militaire, le chef d’état-major des armées ; le premier conduit la guerre, le second les opérations.
La force d’une armée repose sur sa cohérence et sa cohésion. Toutes deux sont liées à l’unité du commandement qui permet de tirer le meilleur parti des ressources humaines et des moyens techniques alloués par le budget de la Défense.

La distinction entre forces de combat et de soutien n’existe qu’en communication politique, mais elle est un non-sens dans les opérations. Comment mener une attaque aérienne sans mécaniciens au sol et sans ravitaillement en vol ? Comment conduire un raid blindé sans livraison préalable  de carburant, d’eau et de munitions? Comment combattre dans la durée sans relève par des unités acheminées de métropole grâce aux bâtiments de projection et de commandement (BPC) et aux avions gros porteurs ? Combat et soutien ne font qu’un et doivent être dans la même main.

L’action militaire exige l’unité de commandement tant dans sa conception que dans sa conduite et son soutien. L’accroissement récent des prérogatives du chef d’état-major des armées, qui renforce l’efficacité dans la préparation et l’emploi des forces, se justifie pleinement aujourd’hui. Aussi est-il nécessaire que le ministre de la Défense le valide contre l’avis de certains membres de son cabinet qui voudraient le remettre en cause.

        Ministre
Il n’appartient en principe pas au ministre de la Défense de s’impliquer directement dans le déroulement des opérations. Il doit veiller en revanche à ce que notre armée dispose demain des ressources financières suffisantes pour maintenir ses capacités et combler les lacunes constatées. N’oublions pas que l’armée qui fait actuellement la guerre au Mali s’est construite au cours des 15 dernières années. Il revient donc au ministre et à ses collaborateurs de préparer celle de demain


Les armées africaines
Les militaires français savent qu’il faut des années et non quelques semaines pour construire ou reconstruire une armée. En Europe, nos cadres sont les plus à même de faire ce travail de formation. Il s’agit là d’un investissement indispensable mais de long terme qui implique aussi de disposer de bases permettant à nos unités de s’entraîner avec les forces africaines.
La France conserve sur ce continent une très bonne expertise et y bénéficie, quoi qu’en pensent certains idéologues, d’une excellente image. Les pays d’Afrique francophone savent ce qu’ils doivent à la France et vérifient chaque jour que notre pays est bien plus respectueux de leur identité que la Chine ou les Etats-Unis.

 

L’Europe
Les pays européens, à de rares exceptions, ne souhaitent pas s’engager militairement au Mali. D’ailleurs la plupart de leurs unités ne connaissent ni l’Afrique ni les Africains.
C’est l’occasion de s’interroger sur le concept de défense européenne car nul doute que l’armée française, agissant seule sur le terrain, est infiniment plus efficace qu’une coalition.
En revanche, l’Europe devrait disposer de capacités aériennes de projection stratégique (avions gros porteurs) que chaque nation peut difficilement s’offrir. Elle pourrait aussi financer cette opération de stabilisation du Sahel, qui participe directement à sa sécurité et à celle de ses ressortissants.

                                                                   *
 

         A l’heure où des choix essentiels vont être faits pour notre défense, l’opération SERVAL est venue rappeler opportunément que notre sécurité et nos intérêts se jouent maintenant dans cette région du monde. Le terrorisme islamiste, les problèmes migratoires liés au sous-développement économique de peuples dont la démographie explose et notre approvisionnement en matières premières stratégiques constituent des défis prioritaires à relever. Ils exigent des capacités militaires complètes et cohérentes si notre pays veut demeurer indépendant et conserver son influence dans le monde.

 La REDACTION de l’ASAF
 

 

 

  • L’intervention française au Mali
  • Nos Unités de Coeur avec la ville de Chamalieres

  • 92RI  

Speciales Nouvelles 92RI de Gilles FALEMPIN

Merci de l'info Gilles

 
> Du 27 février au 2 mars 2013, en coordination avec les forces maliennes, le groupement tactique interarmes 2 (GTIA 2) a mené l’opération Doro à l’est de Gao, entre les villes de Djebok et Telatai.

 

Commandé par le colonel Bert, chef de corps du 92erégiment d’infanterie (92eRI), le GTIA 2 a été appuyé par des éléments du groupement aéromobile (GAM), du Génie et du Détachement Multi capteur (DET MUC) de la force Serval stationnés à Gao.

L’opération Doro, menée quotidiennement par les forces françaises, maliennes et africaines, a pour objectif de sécuriser le terrain, de rechercher et de détruire les groupes terroristes. Dans la région de Gao, les groupes terroristes continuent d’alimenter un climat d’insécurité.

Dans la nuit du 27 février, le GTIA 2 a mené une infiltration vers la zone identifiée

comme un foyer terroriste jusqu’au village d’Imenas, à une soixantaine de km de Gao. Les groupes armés terroristes ont tenté de résister à l’action de nos forces, mais ils ont été obligés de rompre le contact sous la pression des VBCI et des hélicoptères du GAM. Plus tard, plusieurs groupes armés ont rejoint les abords du village d’Imenas et ont harcelé toute la journée du 1er mars les positions tenues par le détachement français, alors que ces derniers formaient un cordon de sécurité permettant aux FAMA de fouiller le village. La riposte des militaires français, appuyés par les hélicoptères du GAM et par un Mirage 2000 D, a permis de neutraliser une quarantaine de terroristes, de détruire un véhicule de transport de troupes BTR 60 et 3 pick-up.

Par ailleurs, deux IED ont été relevés les 1er et 2 mars, sur la route de Djebok. Les équipes EOD les ont neutralisés et sont restées prêtes à intervenir rapidement (Quick response force - QRF) pour déjouer ces pièges et permettre au GTIA 2 de poursuivre son action.

 

  

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L’intervention française au Mali

 

MALI : OPERATION « SERVAL »

 

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Le Général de brigade Bernard Barrera

RAPPEL

Actuel commandant de la 3e brigade mécanisée (3e BM) de Clermont-Ferrand, il dirige les forces du dispositif Serval et commande les forces terrestres déployées par la France sur le territoire malien.

La 3e BM, forte d'environ 5 000 militaires et civils ainsi que de 650 réservistes, est constituée de cinq formations principales qui sont toutes engagées dans Serval :
- Le 92e régiment d'infanterie à Clermont-Ferrand.
- Le 126e régiment d'infanterie à Brive-la-Gaillarde.
- Le 1er régiment d'infanterie de marine d'Angoulême.
- Le 68e régiment d'artillerie d'Afrique à la Valbonne.
- Le 31e régiment du génie à Castelsarrasin.

Le Général Barrera commande la composante terrestre au Mali, la composante Air étant commandée de N'Djamena.

Le commandement opératif se trouve lui à Dakar (EFS renforcés), il est confié au général de Saint-Quentin.

A Paris, le Général de corps d'armée Didier Castres dirige les opérations françaises à partir du CPCO, "sous la responsabilité du CEMA", qui reste le grand patron de toute la manoeuvre.

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► Drogue au Sahel : la source principale de financement des jihadistes…

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Au Mali, les forces françaises et maliennes, peu à peu renforcées par des contingents de la CEDEAO, affrontent des katibas (équivalent d'une compagnie légère, qui peut atteindre cent hommes, ou la section, d'une trentaine d'hommes. L'action offensive exige de la Katiba (ou la section) qu'elle se déplace clandestinement, et rapidement, d'un point à un autre, aussi éloignée que possible pour un effet de surprise. Les marches se font, pour une bonne part, de nuit). de djihadistes qui relèvent de réseaux algériens, mais aussi ouest-africains sans oublier des volontaires issus d’Europe de l’Ouest en général, et de France en particulier.

Au premier plan de ces mouvements islamiques armés, on trouve Aqmi (al-Qaida au Maghreb Islamique) qui puise ses origines dans la guerre civile en Algérie, qui durant la décennie sanglante (1988-1998) a fait 200.000 victimes. A l’époque, les islamistes du FIS (Front Islamique du Salut), qui dénoncent le coup de force des autorités à la suite de la modification des règles électorales pour bloquer leur ascension politique, donneront successivement naissance aux GIA (Groupes Islamistes Armés) puis au GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) apparu en 1998. Après avoir essuyé de nombreux revers, ces djihadistes, qui avaient compris dès 1995 qu’ils ne prendraient jamais le pouvoir, se sont repliés dans le sud-algérien avant de se redéployer en Libye, dans le sud-tunisien et les pays sahéliens (Mali et Mauritanie).

La zone sahélienne, plaque tournante des narcotrafiquants

Après avoir pris femmes dans les oasis de la zone, les chefs ont vite compris qu’il serait très profitable de mettre leurs capacités militaires au service des trafiquants locaux d’armes, d’êtres humains et de drogues, relevant d’un banditisme diversifié et florissant des côtes du Sénégal jusqu’à la Corne de l’Afrique. Estimant aussi que cette jonction avec les filières du crime organisé, en provenance d’Amérique Centrale, serait plus porteuse si elle se paraît des oripeaux de la lutte contre l’Occident, ces mêmes chefs du GSPC ont fait allégeance à Oussama ben Laden en janvier 2007, proclamant la création d’Aqmi. Ainsi, territoire refuge et sanctuarisé de cette jonction tactique entre banditismes et fanatismes religieux, la zone sahélienne va devenir l’une des plaques tournantes intercontinentales des narcotrafiquants.

Les pays limitrophes du golfe de Guinée (Ghana, Côte d’Ivoire, Togo, Nigéria et plus à l’ouest Guinée, Sierra Leone et Liberia) sont les principaux points d’entrée du trafic transatlantique passant par l’Afrique. Dans ces pays, l’avenir à l’horizon de 2020 semble s’articuler sur une forte concentration de jeunes urbains vivant dans une bande côtière étroite à l’environnement fortement dégradé par une urbanisation et une violence sauvages (criminalité, gouvernance étatique défaillante et trafics de drogue).

La drogue, principale source de revenu des réseaux djihadistes

Cette dynamique de « littoralisation urbaine » s’accompagne d’un « thalasso-tropisme » de la part des populations et d’une maritimisation accrue des économies licites et illicites. Ce contexte, associé à une gouvernance médiocre se traduit par un fort accroissement du trafic maritime de la drogue. Ainsi, comme le souligne le Secrétariat Général de la Défense et la Sécurité Nationale (SGDSN) dans sa contribution à la révision du Livre blanc, « depuis 2008, les espaces maritimes sont également le théâtre d’un développement des flux criminels (drogue, armes, êtres humains, prolifération), favorisés par la densité de la circulation par conteneurs, qui facilite la dissimulation, et par la fragilité de certains états incapables d’imposer des contrôles sur leur territoire. Ces derniers deviennent des zones de production ou de transit de ces flux, en particulier de drogue et d’armes ».

Le premier retour d’expérience de l’opération « Serval » permet notamment une avancée sémantique qui n’est pas sans conséquence sur le plan stratégique quant à la vraie nature du terrorisme sahélien. Avant d’être religieux et al-qaïdiste, celui-ci s’appuie d’abord sur les différentes filières du crime organisé et principalement des trafics d’armes et de drogue. Les narcotrafiquants des cartels latino-américains acheminent d’ailleurs depuis des années leurs marchandises de mort vers l’Europe (cocaïne, métamphétamines), en transitant, grâce aux voies maritimes, par l’Afrique de l’Ouest, au gré de véritables têtes de pont portuaires, comme au Sénégal, en Guinée-Conakry et en Guinée Bissau.

Ces dernières années, le trafic de cocaïne dans ce petit pays représentait en valeur annuelle près de 2 milliards de dollars. En intervenant au Mali, la France lutte donc contre le terrorisme islamique mais déstabilise aussi la principale source de revenu des réseaux djihadistes: le trafic de drogue.

(Source : Pascal Le Pautremat, Docteur en Histoire, Chargé de cours en Géopolitique, spécialiste des questions de Défense, des crises et conflits contemporains. Officier de réserve de l’armée de terre).

La grave erreur stratégique des djihadistes au Mali…

(…) Les djihadistes disposent, pour l'essentiel, d’armes d'infanterie -armes légères ou armes de groupe- provenant des arsenaux libyens ou achetées à des trafiquants d'armes grâce aux revenus tirés de trafics divers (drogue, êtres humains etc.) et des rançons d'otages : fusils d'assaut Kalachnikov, fusils de précision Dragunov, mitrailleuses légères de 7,62 mm, mitrailleuses lourdes de 12,7 et de 14,5 mm, lance-roquettes RPG-7, etc. Les armes les plus lourdes de leur arsenal sont des bitubes de 14,5 mm ou de 23 mm, des canons sans recul de 105 mm et des lance-roquettes multiples de 107 mm, montés sur des pick-up.

A cela il convient d’ajouter qu’ils disposent sans doute de quelques missiles antichars Milan (vendus par la France à Kadhafi) et détiennent probablement plusieurs missiles sol-air SAM-7. Toutefois, ces matériels, très fragiles, doivent impérativement être transportés et conservés dans des conditions appropriées (hygrométrie, chaleur) et régulièrement testés et vérifiés. Sans cela, ils ont toutes les chances de ne pas fonctionner. De plus, leur usage nécessite une formation que la plupart des djihadistes n’ont pas. Ils ne paraissent donc pas représenter une menace «insupportable» pour les moyens aériens engagés.

Indéniablement, cet ennemi est solidement armé –même s’il est impropre de parler d'armes lourdes– très mobile, déterminé et connaît bien le terrain. Mais ses forces sont bien connues et évaluées. Il n’y donc aucune surprise de ce côté-là. Face à eux, une armée malienne totalement désorganisée, sans moyens ni logistique, dans un état de décomposition avancé en raison de l’impéritie de ses dirigeants, mais dont certaines unités demeurent toutefois motivées (…).

(…) Les groupes terroristes ont cependant commis une erreur majeure ces derniers jours : sortir de leurs sanctuaires pour reprendre l’offensive. Et ils risquent de le payer cher. Tous les experts militaires le savent : lorsque des combattants irréguliers abandonnent la guérilla pour se lancer dans des actions militaires offensives classiques, à découvert, ils sont plus faciles à détruire, car ils perdent l’avantage que leur conférait leur tactique asymétrique. En effet, face à une armée moderne, leurs moyens sont dérisoires et l’on voit déjà qu’ils se font étriller.

Par ailleurs, pour les forces franco­-maliennes –les seules engagées pour le moment–, les conditions de combat sont infiniment plus favorables que celle de l’Afghanistan, pour de nombreuses raisons:

  • L’armée  française, malgré la réduction constante de ses effectifs, est rompue aux opérations africaines en milieu désertique et semi désertique. Ses hommes et ses matériels sont adaptés à ce théâtre.

  • Nos unités terrestres et aériennes sortent de 10 années d’opération en Afghanistan qui les ont considérablement entraînées et endurcies. Elles sont donc préparées à ce genre de situation et les effectifs libérés par le retrait de ce pays sont disponibles pour être engagés au Sahel.

  • Les opérations ont lieu à une distance raisonnable de la métropole (ravitaillement et frappes aériennes) et à proximité des bases militaires et logistiques françaises d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Niger, Tchad).

  • Une grande partie des opérations ont –et vont avoir lieu– dans des zones vides de population, ce qui signifie que les djihadistes seront plus facilement identifiables et que nous avons moins à craindre d’effets collatéraux aux conséquences désastreuses.

  • Surtout, et c’est un facteur primordial, les interventions ont lieu dans un milieu humain favorable, car la population locale est farouchement hostile aux djihadistes et attend d’être libérée. C’est une différence majeure d’avec l’Afghanistan.

  • De plus, même dans le reste de Sahara où ils se sont implantés depuis une dizaine d’années –notamment en multipliant les liens économiques et familiaux (mariages)– les terroristes ne disposent pas d’une assise locale aussi solide que celle des Talibans en Afghanistan.

  • Seuls les sanctuaires du nord-est malien (Adrar des Iforas) présentent pour les terroristes un théâtre favorable. Il  l’est toutefois moins que celui des montagnes afghanes (isolement, faibles ressources en eau, chaleur, tempête de sable, difficulté de ravitaillement), même s’ils sont accoutumés à ces conditions.

  • Si les frontières du Mali sont poreuses et les forces armées des pays voisins très limitées –à l’exception notable de l’Algérie–, les terroristes ne sont pas les bienvenus dans les Etats frontaliers. C’est une différence significative avec l’Afghanistan où le Pakistan et l’Iran sont de zones refuges sûres pour les Talibans

(Source : Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), le 16/01).

 

► La frégate « Latouche-Tréville » escorte un affrété…

Il est 08h00Z, le soleil n’est pas encore complètement levé. Un convoi impressionnant se présente à l’entrée du port de Dakar. Il s’agit d’un imposant cargo roulier affrété par les armées, le « Louise Russ », escorté par la frégate anti-sous-marine « Latouche-Tréville ».

Le matériel transporté par ce convoi est précieux. Il est destiné aux forces françaises engagées au Mali dans le cadre de l’opération « Serval » et pour lesquelles Dakar constitue un carrefour logistique de choix. L’escorte aura duré plusieurs jours à vitesse élevée. Un défi logistique et humain que les armées ont su relever pour assurer les flux depuis la France jusqu’au Sénégal.

Après plusieurs jours de navigation sous escorte, le convoi est désormais arrivé à bon port. C’est sous la protection de la frégate brestoise que le matériel a été acheminé jusqu’aux terres africaines, avant d’être convoyé vers la zone d’opération.

 

 

► Carnet de route…

En direct des pistes reliant Bamako à Gao, les 189 Gaulois de la 1ère compagnie progressent, jour après jour, vers le nord pour rejoindre la 2ème compagnie du 92ème RI. Le groupement tactique interarmes 2 sera ainsi au complet avec 2 sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) du 92ème régiment d’infanterie, un SGTIA blindé du régiment d’infanterie de chars de marine (RICM) et un SGTIA du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (1er RIMa).

Mardi 12 février, minuit : partis de Dakar où ils avaient été acheminés par mer depuis la France, et après quatre jours pour franchir plus de 1 000 kilomètres de route, les engins blindés et les véhicules logistiques pénètrent à Bamako. Sur la longue avenue déserte qui  mène à la zone de transit de l’aéroport, c’est le défilé du convoi : 16 VBCI, un véhicule poste de commandement et 66 fantassins de la 1ère compagnie du 92ème Régiment d’Infanterie.

Convoi attendu avec impatience par leurs camarades installés sur le bivouac de transit : « une fois qu’ils seront là, l’équipage sera au complet et on pourra continuer notre progression ». Réactivité, signe distinctif de notre armée professionnelle, comme le souligne le capitaine, commandant la 1ère compagnie : « Même si elle n’était pas prévue d’être projetée au départ, en cinq jours une deuxième compagnie VBCI était en mesure d’être engagée. Nous avons perçu les VBCI au parc d’alerte de Carpiagne ».

La « Vieille Garde » est désormais pleinement opérationnelle pour prendre la route vers le nord. Objectif ? Rejoindre la 2ème compagnie du 92ème RI à Gao : 1 222 kilomètres de pistes à parcourir. Dans les véhicules la température dépasse les 50 degrés au plus fort de la journée. Pour les équipages la concentration est de rigueur sur ces pistes de latérite, croisant des camions surchargés de marchandises, les cars bondés de grappes humaines. La traversée des villages se déroule sous les applaudissements des adultes qui brandissent des drapeaux maliens et français. Au passage du convoi retentissent des cris de joie, des « merci ! Vive la France » et hier un automobiliste a, en croisant le convoi, lancé « Que Dieu bénisse la France ! ». 

 

► Exemple de « DIO » (voir SERVAL 10)

Du 12 janvier au 8 février 2013, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont conduit un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) aux opérations de maintien de la paix au profit du 21ème bataillon d’infanterie de la force de défense nationale (FDN) de la République du Burundi, sur le camp de Muzinda, à 25 kilomètres au nord-est de Bujumbura.

Depuis plus de 5 ans, ce sont les forces françaises au Gabon (FFG) qui sont en charge de ces DIO. Avec les événements survenus en République Centrafricaine à la fin du mois de décembre 2012 et l’engagement des FFG dans la réponse militaire à cette crise, ce sont les FFDj qui ont été chargées pour la troisième fois de conduire ce DIO.

Une trentaine de militaires du 5ème régiment interarmes d’outre-mer (5ème RIAOM) et trois militaires du Centre Médical Interarmées de Djibouti (CMIA) se sont rendus à Bujumbura, capitale du Burundi, pour instruire les 850 soldats et cadres burundais qui vont rejoindre la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Le 21ème bataillon de la FDN est composé de trois compagnies de combat d’infanterie motorisée, d’une compagnie de combat d’infanterie mécanisée, d’une compagnie d’état-major et des services et d’une compagnie d’appui logistique. Le contenu de la formation  avait été élaboré en amont par les FFG et transmis aux FFDj.

Durant les deux premières semaines, l’instruction a été consacrée à la révision des actes réflexes élémentaires du combattant puis des niveaux successifs du groupe à la section.

Pour cette instruction, les militaires de la compagnie d’état-major et des services ainsi que ceux de la compagnie d’appui logistique ont renforcé les sections des unités de combat. Les 850 militaires burundais ont ainsi formé 20 sections, elles-mêmes réparties en deux groupes. Chaque groupe était placé sous la responsabilité d’un lieutenant instructeur. Investis d’une réelle volonté d’apprendre et de se former, les soldats burundais ont acquis pour certains, et révisé pour d’autres, les rudiments du combat.

La troisième semaine a été consacrée à une instruction plus spécifique et liée directement aux missions que les Burundais réaliseront sur le sol somalien. Trois modules ont permis d’enseigner la réaction à une embuscade, la réduction de résistance isolée ou localisée, et le contrôle de zone avec le procédé du « check point ». Au plus près de la réalité, les missions d’entraînement ont convaincu les militaires burundais. Les bases ont été assimilées et les restitutions devant les instructeurs français attestent de la réussite de l’instruction.

En parallèle, deux instructions plus spécifiques ont été dispensées. La première au profit des groupes mortiers du bataillon (82 et 120 mm), avec une présentation de l’armement, la mise en batterie, le service des pièces et le réglage de tir. La seconde était au profit de la section de police militaire du bataillon, avec une instruction sur les Techniques d’Intervention Opérationnelles Rapprochées (TIOR).

Durant toute la durée du DIO, le 21ème bataillon a été formé au tir de combat (ISTC - Instruction Sur le Tir au Combat). L’entraînement se tenait sur les champs de tir du camp de Mudubugu, à 30 kilomètres au nord de Bujumbura, avec l’arme de dotation des militaires burundais, l’AK47. Le service de santé (SSA) a également mené sur les cinq semaines une instruction de sauvetage au combat, indispensable avant leur projection.

La préparation opérationnelle se poursuivra pour le 21ème bataillon pendant neuf semaines d’instruction encadrées par les américains d’ACOTA (Africa Contingency Operations Training and Assistance) avant la projection du bataillon en Somalie. Ces formations opérationnelles sont effectuées à la demande des pays africains et peuvent être adaptées en fonction des besoins exprimés, notamment dans le cadre d’un déploiement opérationnel spécifique. Ainsi, la France a participé à la formation de la majorité des contingents burundais et ougandais de l’Union Africaine (UA) déployés en Somalie dans le cadre de l’AMISOM.

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► Point de situation du 14 février 2013 (depuis le 11/02 18h)…

Les opérations aériennes se sont poursuivies dans la région d’Aguelhok avec prés de 80 sorties. Une dizaine ont été dédiées aux frappes aériennes et ont permis la destruction de 6 bâtiments et zone de stockage ainsi qu’un camp d’entraînement des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine de sorties ont été consacrées au transport stratégique de nos forces et de nos matériels et le reste au soutien des opérations.  

Pour rappel, le dispositif Air de l’opération « Serval » comprend 6 Mirage 2000D, 6 Rafale, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, deux drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan.  

Au sol, l’opération « Serval » entre dans une nouvelle phase dite de sécurisation. Depuis la prise de Tessalit la semaine dernière, les éléments français, en soutien des forces maliennes et en collaboration avec les forces africaines, consolident les dispositifs et étendent leur contrôle de zone autour des principales villes du pays. Ce sont près de 4 000 militaires français qui sont déployés au Mali. A leurs côtés, plus de 4 300 soldats des forces africaines (MISMA et FATIM) et les forces armées maliennes complètent ce dispositif afin de repousser les groupes terroristes et de permettre au gouvernement de recouvrer son intégrité territoriale.  

A Gao, après les échanges de tir nourris du week-end dernier, la situation est de nouveau calme et sous contrôle des FAM et du bataillon nigérien déployés dans la zone. De nombreuses patrouilles mixtes sont organisées afin de sécuriser la zone du pont et de l’aéroport et d’éviter les infiltrations ennemies. A Tessalit, Ménaka, Tombouctou et ailleurs, les patrouilles ont lieu dans les villes et leurs abords pour renforcer le contrôle de zone. Enfin, à Dakar, un nouvel affrété est arrivé à quai le 13 février 2013 et a livré un complément de fret pour les besoins de la force. 

 

► Dublin accueille les ministres de la Défense de l’UE…

Jean-Yves Le Drian s'est rendu à Dublin le 12 février 2013 pour une réunion informelle des ministres de la Défense de l’Union européenne. Le secrétaire général de l’OTAN et le secrétaire général adjoint pour le maintien de la paix de l’ONU avaient fait le déplacement. L’Europe de la défense, la situation au Mali et les opérations de maintien de la paix étaient au menu des discussions.

Le ministre Jean-Yves Le Drian, était à Dublin mardi 12 février, pour la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Union européenne. Les discussions se sont tenues sous la présidence du ministre irlandais de la justice, de l’égalité et de la défense, Alan Shatter. Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, ainsi que le secrétaire général adjoint pour le maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, étaient présents.

La situation au Mali était au cœur de cette réunion. Le général François Lecointre, qui commandera la mission EUTM-Mali, a participé aux discussions. Celles-ci ont mis en avant l’importance de cette opération dans la prévention du terrorisme et la sécurité européenne. L'Irlande et le Royaume-Uni ont annoncé qu’ils déploieraient une équipe commune qui contribuera à la formation de l'infanterie malienne. La politique européenne de Défense était également à l’ordre du jour. « Les discussions qui ont eu lieu ces deux jours reflètent une nouvelle impulsion pour développer les capacités militaires pour la PSDC », a expliqué Alan Shatter, en accord avec les conclusions du Conseil européen du 14 décembre 2012

Dernier grand thème abordé, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, auxquelles les ministres de la Défense ont renouvelé leur soutien. Alan Shatter a fait part de son espoir de voir :

« Une nouvelle dynamique émerger d'un engagement renouvelé des États membres pour renouer avec les Nations Unies et soutenir les opérations de maintien de la paix en mettant à dispositions des capacités militaires nécessaires quand et où celles-ci sont essentielles ».

                                              

 

► La bataille du sous-sol…

Personne n’a intérêt à voir tomber aux mains des terroristes une région qui regorge de minerais et d’hydrocarbures, convoités par les puissances occidentales et les pays émergents.

Des géopoliticiens comme Mehdi Taje, chercheur associé à l’IRSEM  (Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire de Paris), mettent aussi l’accent sur les enjeux économiques. « Le couloir sahélien, initialement absent de l’écran radar des Occidentaux, est devenu un espace convoité parce qu’il regorge de ressources naturelles », dit-il. Le Mali, notre 87ème client et 165ème fournisseur, n’est certes pour la France ou l’Europe qu’un partenaire marginal. En revanche, il constitue un « domino » stratégique, dans une région riche en matières premières convoités par toutes les grandes puissances occidentales et, plus récemment, les économies émergentes. Une zone que personne n’a intérêt à voir tomber aux mains des terroristes islamistes.

On comprend mieux la violence de la répression algérienne à la prise d’otages de Tiguentourine, près d’In Amenas, quand on sait que le gaz et le pétrole représentent 60% des recettes budgétaires et 90% des revenus d’exportation du régime de Bouteflika. Mis en exploitation en 2006, le complexe d’In Amenas, planté en plein désert à quelques encablures de la frontière avec la Libye, fournit à lui seul 12% de la production de gaz naturel du pays et génère 4 milliards de dollars de revenus annuels. Pionnier de l’exportation de gaz naturel liquéfié, l’Algérie est un fournisseur clé de l’Europe. Et tous les grands acteurs mondiaux des hydrocarbures y sont présents, des Américains d’Anadarko aux Italiens d’ENI, sans oublier les Anglais de BP, les Norvégiens de Statoil et les Russes de Rosneft… Côté français, GDF-Suez, longtemps simplement acheteur de gaz (l’Algérie est son 3ème fournisseur, derrière la Russie et la Norvège), s’est lancé il y a une dizaine d’année dans l’exploitation-production, aux côtés de la compagnie nationale algérienne Sonatrach. Le français y développe deux licences, au centre et à l’est du pays, avec un objectif de mise en production à l’horizon 2016. Quant à la compagnie Total, plus présente ailleurs en Afrique, elle réalise en Algérie 1% de sa production mondiale de pétrole. Et possède des intérêts gaziers à Timimoun, au centre du pays.

Dans le contexte actuel, aucune entreprise n’a, bien sûr, très envie de se mettre en avant. Certaines ont même supprimé de leur site Web les détails de leur présence dans la zone. Même s’ils ont réduit les effectifs d’expatriés au strict minimum, les groupes internationaux sont pourtant de plus en plus nombreux dans la région. Y compris au sud de l’Algérie, dans l’« arc sahélien », cette longue bande d’instabilité et d’insécurité qui s’étend de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Niger, le Tchad et le Mali. Forcément ralentie par les évènements actuels, la chasse aux matières premières bat son plein sur ce pré carré traditionnel des Européens et des Américains, de plus en plus convoités par les Chinois et les Brésiliens. Aucun de ces pays du Sahel ne dispose de la richesse pétrolière libyenne ou algérienne. « Aucun ne peut prétendre détenir une matière première stratégique, comme le Maroc avec son phosphate », souligne Philippe Chalmin, expert en matières premières.

Mais le Niger, 3ème producteur mondial d’uranium, pèse plus du tiers de la production totale d’Areva. Le groupe nucléaire français -qui emploie 2 700 personnes, dont 50 expatriés- a considérablement renforcé sa sécurité sur place. Il a aussi un important projet minier à Imouraren, où il pourrait faire entrer à 10% l’électricien chinois CNNC.

Le pétrole du Tchad n’est rien comparé à celui du Nigeria, son voisin. Il n’en a pas moins modifié l’économie du pays, fait le bonheur de l’américain Exxon Mobil et ouvert, ici aussi, quelques appétits chinois. Le fer mauritanien est lui aussi l’objet de belles batailles, dont la dernière en date a opposé le groupe indonésien Bumi au groupe anglo-mauritanien Rubis, pour le contrôle d’un gisement considéré comme majeur. Enfin, bien que jusqu’ici la preuve n’en ait pas faite, la Mauritanie continue de croire qu’elle dispose elle aussi d’importantes ressources pétrolières, auxquelles s’intéressent notamment le Brésilien Petronas et le français Total. « Le contrôle des lieux de production est un enjeu majeur… le contrôle de leur circulation est également un motif de vives rivalités au cœur de l’arc sahélien », soulignent François Loncle (PS) et Henri Plagnol (UMP), dans un récent rapport parlementaire. Les projets de pipelines s’y multiplient, ce qui ne manque pas d’aggraver l’imbroglio géostratégique.

 

► La longue marche des Touaregs…

 

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Cinquante ans après l’indépendance du Mali, usés par les échecs successifs de leurs rébellions, les « hommes du désert » voudraient profiter de l’intervention française pour obtenir enfin un statut particulier.

Rappel pour comprendre…Ils ne savent ni lire ni écrire. En guise de signature, beaucoup d’entre eux ont apposé sur la lettre un doigt trempé dans l’encre. Nous sommes en 1960 à Kidal, au Mali, à la veille de l’indépendance des colonies françaises d’Afrique noire. Les Touaregs écrivent au président de la République française, Charles de Gaulle. Une pétition part aussi de Tombouctou, et une autre d’Agadez, dans l’actuel Niger. Les « seigneurs du désert », qui nomadisent avec leurs cheptels et leurs caravanes dans l’empire colonial, à travers le Sahara, sans tenir compte des divisions territoriales, sentent que le piège des frontières va se refermer sur eux. « Puisque vous quittez le pays touareg, rendez-nous notre bien tel que vous nous l’avez arraché. (…) Nous ne voulons pas que les Noirs ni les Arabes nous dirigent. (…) Puisque l’indépendance s’annonce et que vous la donnez, alors nous, les Touaregs, nous voulons nous diriger nous-mêmes ».

Difficilement soumis par la France, qui profite de leurs divisions, les Touaregs vivent jusque –là relativement librement dans l’empire colonial, sous administration indirecte, dans une sorte de protectorat. Ils ne veulent pas perdre cette liberté ni surtout être soumis aux populations noires du Sud, avec lesquelles ils ont un contentieux historique : l’esclavage. Mais, sans éducation, sans élite, les Touaregs ne peuvent peser sur les processus d’indépendance. L’image romantique de guerriers féodaux leur colle à la peau. De Gaulle les ignore. Pourtant, la France a un temps imaginé de conserver le Sahara (et ses nouveaux gisements pétroliers…) de l’Algérie jusqu’au mali, en passant par le Niger et le Tchad, dans une Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS). Face à l’opposition des élites locales, le projet a été abandonné, et les Touaregs avec.

Plus de cinquante ans plus tard, les « hommes bleus » du nord du Mali espèrent de nouveau que la France va les aider à régler la question touarègue avec Bamako. Paris, qui vient de « sauver le Mali » en repoussant une offensive des islamistes djihadistes, est en position de force pour imposer aux politiciens maliens une solution aux problèmes du Nord, où vivent les peuples touareg, arabe, peul et songhaî (noirs). Déjà, -sous la pression de la France- l’Assemblée nationale malienne a adopté une feuille de route prévoyant des négociations avec les populations du Nord. C’est à Kidal, en 1963, soit trois ans à peine après l’indépendance du Mali, que les sombres prédictions des Tamacheks (« ceux qui parlent la langue touarègue », comme ils s’appellent eux-mêmes) se réalisent.

Au premier incident entre Touaregs et un administrateur noir, Bamako sonne la charge. « La répression est féroce, les exactions, nombreuses, frappant indistinctement les rebelles et les civils, raconte Pierre Boilley, spécialiste des Touaregs au CNRS. Ces massacres vont renforcer la rébellion. Les hommes du désert ont l’impression de vivre une seconde colonisation ». Toute la région de Kidal va vivre sous la botte des militaires pendant vingt ans. Alors Etat socialiste, le Mali s’acharne à casser la hiérarchie des Touaregs, considérée comme féodale, en humiliant, emprisonnant, exécutant ses chefs. Guerriers de tradition, les « hommes bleus » refusent de se soumettre à des Noirs du Sud qui n’ont pas même combattu pour leur indépendance. Pour échapper au joug de Bamako, une première vague de Touaregs fuient chez leurs frères, en Algérie, en Libye. Dans les années 1980-1990, de grandes sécheresses frappent le Sahara-Sahel, décimant ce qui reste du cheptel, asséchant les puits, affamant les hommes. Les dons internationaux sont détournés au profit du Sud. Sans avenir, les jeunes nomades émigrent de nouveau vers l’Algérie et la Libye. C’est le mouvement des ichoumar, les chômeurs. Kadhafi leur ouvre ses camps d’entraînement militaire. On retrouvera des Touaregs se battant au Liban aux côtés des Palestiniens et faisant le coup de feu au Tchad. Mais ils rêvent toujours au retour et misent sur le soutien du Guide libyen. « Il y avait une sorte de deal avec Kadhafi. On intégrait son armée et, en retour, il devait nous aider à reconquérir nos terres. Mais il nous a trahis. Il a même commencé à arrêter des Touaregs qui voulaient rentrer au pays », explique Moussa Ag Acharatouman, un des fondateurs du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA, indépendantiste, laïque). Car la deuxième rébellion se prépare depuis la Libye : caches d’armes, cellules politiques, levée de fonds.

En juin 1990, les insurgés du désert attaquent la gendarmerie de Ménaka. Le dictateur malien Moussa Traoré envoie l’armée, qui, comme à son habitude, épaulée par des milices, s’en prend aux campements, aux femmes, aux enfants. Sous la pression de l’Algérie et avec l’aide de la France (qui délègue Edgard Pisani), les rebelles et Bamako signent un pacte national en avril 1992. Très ambitieux, il prévoit l’intégration des combattants dans la police, l’armée, les douanes maliennes, le développement du Nord. Et surtout une très large autonomie, y compris de la police et de l’armée. Mais, une fois encore, le développement ne suit pas. Pas de route, pas d’écoles, pas d’hôpitaux

. Et l’armée malienne, tant honnie, est toujours là. La promesse d’autonomie a été abandonnée au profit d’une décentralisation sur tout le pays. Mais le financement ne suit pas. Au même moment, le Niger, où vit la plus nombreuse des communautés touarègues de la région (800 000 contre 300 000 à 500 000 au Mali), est également aux prises avec une insurrection. Mais Niamey est plus habile. Maniant la carotte et le bâton, les Nigériens envoient leurs blindés et leurs hélicoptères de combat tout en tenant leurs promesses d’intégration.

« Si la situation est différente au Niger, c’est aussi parce que la France s’en préoccupe à cause de l’uranium », souligne le chercheur Pierre Boilley. Après une nouvelle insurrection menée en 2007 par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), une part plus importante des bénéfices de l’extraction sera destinée au développement du nord du pays. Aujourd’hui, le Premier ministre est un Touareg d’Agadez, le numéro deux de l’armée vient du désert, et le président du conseil d’administration de la mine d’uranium géante d’Imouraren, exploitée par la société française Areva, est le neveu du plus célèbre chef rebelle. L’Algérie, elle, a su traiter sa question touarègue par un mélange de contrainte et de séduction. La puissante Sécurité militaire veille. Des représentants des Touaregs se sont vu offrir des postes à Alger. Grâce à l’argent du pétrole, des investissements ont été réalisés dans le Grand Sud. Dans la très riche Libye, Kadhafi a longtemps soigné ses Touaregs locaux, peu nombreux, tout en instrumentalisant les rébellions chez ses voisins pour jouer un rôle de premier plan dans tout le Sahara.

Mais au Mali, l’un des pays les plus pauvres du monde, les ressources manquent cruellement pour instaurer la paix civile. « Le Sud est pauvre, mais le Nord l’est encore plus », soupire Pierre Boilley. A partir des années 2000, la Mali fait face à des révoltes sporadiques qui se soldent souvent par une paix financée par la Libye. « Cela a pu générer une frustration chez d’autres Touaregs qui, à leur tour, entrent en rébellion. Les révoltes armées sont, du coup, devenues aussi des entreprises lucratives, des sortes de syndicats de la kalachnikov », explique Charles Grémont, historien et anthropologue. Les années 2000 sont surtout celles de l’arrivée dans la région des émirs algériens d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), du très lucratif trafic de drogue et des juteuses prises d’otages qui viennent troubler le jeu. Alors que se fomente une nouvelle rébellion dans l’Azawad, le régime de Kadhafi s’effondre en 2011. Les Touaregs intégrés dans l’armée libyenne et la Légion islamique retournent au pays.

Ils viennent renforcer les rangs du MNLA, instigateur de la rébellion de 2012. En trois mois, les Touaregs reprennent l’Azawad à une armée malienne en déroute, déboussolée par un putsch à Bamako. Le 6 avril 2012, ils déclarent l’indépendance. Mais c’est sans compter avec l’apparition d’un nouveau mouvement. Faute de pouvoir s’emparer de la direction du MNLA, Iyad Ag Ghali, un vétéran admiré de la révolte de 1990, à l’ego surdimensionné et converti au salafisme, crée Ansar Dine (« protecteurs de la foi »), un mouvement rival à la fois islamiste radical et touareg. Bien financé par ses alliés d’Aqmi et de sa dissidence, le Mujao, Ansar Dine attire les combattants d’un MNLA affaibli et désargenté. En juin, les groupes islamistes chassent le MNLA dans le désert et se rendent maîtres de l’Azawad. L’intervention de l’armée française vient bouleverser la donne. Ansar Dine éclate. Des modérés créent le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Le chef charismatique Iyad Ag Ghali est en fuite, sans doute dans les montagnes inexpugnables de l’Adar des Ifoghas, avec ses alliés djihadistes. C’est l’heure de la revanche pour le MNLA, qui reprend certaines villes abandonnées par les islamistes. Il offre de collaborer avec l’armée française pour traquer les terroristes. Sans formellement renoncer à l’indépendance, le MNLA semble prêt à négocier avec Bamako.

En position d’arbitre comme il y a un demi-siècle, la France va sans doute tenter de réconcilier le Nord et le Sud, réglant enfin une question qu’elle avait laissée ouverte à la décolonisation. L’affaire ne sera pas simple car les tensions sont aussi vives au nord entre les communautés. Certains, parmi les communautés noires, sont fatigués des rébellions à répétition des Touaregs, qui ne les ont jamais vraiment associés. « Aujourd’hui, résume le chercheur Charles Grémont, il y a une double crise de confiance. L’une, depuis toujours, entre les Touaregs et le régime de Bamako. L’autre, qui s’est aggravée, avec les populations voisines du Nord ».   

A savoir :

            → Il y a entre 1,5 et 2 millions de Touaregs, répartis dans plusieurs pays.

            → Ils sont entre 300 000 et 500 000 au Mali, 800 000 au Niger près de 70 000 en Algérie et quelques dizaines de milliers en Libye, en Mauritanie et au Burkina Faso.

            → Au Mali, de 75% à 80% de la population (12 à 15 millions) vivent au sud. Et même au nord, où ils sont établis, les Touaregs sont minoritaires par rapport aux populations arabe, songhaï et peule.

            → Amenokal : c’est le chef suprême ; il est choisi pour sa bravoure et son charisme dans la tribu la plus noble.

            → Castes : les tribus sont divisées en plusieurs castes hiérarchisées. En haut, les nobles (imajaghen), qui sont avant tout guerriers et assurent la sécurité en échange d’un tribut versé par les vassaux (imghad). Viennent ensuite les religieux (ineslimen). Tout en bas de l’échelle sociale se trouvent les esclaves (iklan).

            → Les femmes touaregs : elles jouissent traditionnellement d’un statut inégalé dans le reste du monde musulman. Dans la société touarègue, la monogamie est de règle, les remariages sont fréquents. La filiation, l’héritage se font en ligne matrilinéaire. Les femmes sont gardiennes de la culture et des traditions.

            → Islam : ayant tardivement adopté l’islam à partir du XVe siècle, les Touaregs conservent dans leurs croyances et leurs comportements l’héritage d’un passé plus ancien et ne revendiquent pas la religion mais la langue comme critère identitaire collectif.

            → Touaregs : c’est l’appellation arable pour le peuple des Berbères du Sahara, sui se nomment eux-mêmes Kel Taguelmoust (« ceux qui portent le voile ou le chèche »)., Kel Tamasheq (« ceux qui parlent le tamachek »), ou encore Imageren (« homme libres »). 

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empty.gifOpération Serval Forces Francaises 

Message  VERT 3 le Mar 5 Fév - 16:57

La France a, ce vendredi 1er février, plus de 3 500 soldats sur le sol malien. Les soutiens à N'Djamena, Niamey, Ouagadougou et les troupes en attente à Dakar représentent environ 700 militaires français.
Le dispositif est distendu à l'extrême en raison des distances (1 500 km entre Bamako et Kidal), d'où l'importance du déblayage des pistes d'aéroport de Tombouctou, Gao, avant la prise de contrôle de Kidal.

Rappel des quatre missions confiées à l'opération Serval
1.Stopper la progression des groupes insurgés (réalisé),
2.Frapper les bases arrières de l'adversaire, essentiellement par les forces aériennes (en cours),
3.Assurer la protection de Bamako et des 6 000 ressortissants français (réalisé),
4.Aider les forces maliennes à se structurer et la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali) à s'organiser « pour la reconquête totale du Mali ». Les rapides avancées vers Gao, Tombouctou procèdent de cette logique.

Tour d’horizon des moyens déployés

Armée de terre

Tombouctou :

21rima10.png1rec_c10.png2rep-c10.png6rg_ca10.png17rgp_10.png
•les marsouins du 21ème RIMa,
•les légionnaires du 1er REC avec des blindés légers AMX 10 RC.
•200 cents légionnaires du 2ème REP largués au nord de la ville.
•Des éléments du 6e RG, chargé de l'ouverture d'itinéraires, du déminage, de la destruction d'armes et de munition mais aussi l'installation de campements.
•Des éléments du 17ème RGP largués sur Tombouctou, bulldozer compris, pour nettoyer l'indispensable piste d'atterrissage de l'aéroport.


Gao :


1rcp_c10.png17rgp_11.png1rhp_c10.png3rpima10.png2-rima10.png


•Un détachement du 1er RCP a effectué un poser d'assaut pour sécuriser l'aéroport de Gao.
•Des éléments du 17ème RGP pour l'aménagement de la piste et la mise en place d'une chaîne aérienne logistique.
•Une trentaine de blindés du 1er RHP.
•Des éléments du 3ème RPIMa.
•Une compagnie du 2ème RIMa.


Bamako :


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•150 hommes du 3ème RIMa de Vannes s'occupent de la sécurité de la base arrière de l'opération Serval. 250 autres sont en attente.
•Une cinquantaine d'hommes du 7ème RMAT. D'autres éléments aux métiers ultra-techniques sont prélevés un peu partout. Une centaine d'hommes complètent la logistique (munitions, carburant, transmissions, armement, véhicules...).
•Une centaine d'hommes du 511ème RT.
•Des éléments du 28ème RT.
•Une centaine d'hommes du 515ème RT.
•Deux cents personnels et quinze engins (Tigre, Cougar, Gazelle) du 5ème RHC.


Dakar, en attente :


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•Deux compagnies du 92ème RI équipées de VBCI (véhicules blindés de combat d'infanterie).
•Une compagnie du RICM avec des AMX10 RC.


En cours de transfert

11rama10.png126ri_10.png31rg_c10.png68raa_10.png1rima_10.png


•Une batterie du 11ème RAMa avec des mortiers de 120 mm.
•Une compagnie du 126ème RI
•Une compagnie du 31ème RG.
•Une batterie du 68ème RAA avec quatre camions Caesar.
•Un escadron du 1er RIMa avec sept blindés AMX 10 RC, une dizaine de VAB et de VBL et de cinq camions.
A noter que la zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas est armée par le 503ème RT.


Armée de l'air


Le dispositif aérien est basé à N'Djamena (Tchad), Niamey (Niger) et désormais, Bamako. On compte désormais six Rafale, six Mirage 2000-D, cinq avions ravitailleurs Boeing C135 FR et deux Mirage F1-CR de reconnaissance tactique.
Six Rafale sont mobilisables depuis Abou Dhabi, si nécessaire.
Les munitions transitent par la base 702 d’Avord dans le Cher, comme lors de l'opération Harmattan en Libye.
Au sol, le CPA 20 (commando parachutiste air) est déployé pour son métier de protection de base aérienne. Le CPA 30 aurait des éléments spécialisés dans l'appui aérien et la récupération de personnes isolées.



Forces spéciales et renseignement
Ils sont omniprésents à l'avant de la remontée française.


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•Des équipes du 1er RPIMa, du 13ème RDP de Souge et des hélicoptères du 4ème RHFS.
•Le COS (Commandement des opérations spéciales), son poste de commandement à Ouagadougou (Burkina-Faso) et au siège à Villacoublay.
•Des commandos de l'air du CPA 10 d'Orléans présents au sol pour l'appui aérien, le ciblage, c'est-à-dire le guidage des avions pour les bombardements.
•Des commandos marine de Lorient sont engagés en première ligne depuis le début de l'intervention française.
Le couple de satellites Pléiades et les Hélios 2A et 2B observent le Mali depuis longtemps et donnent d'excellents renseignements sur un terrain favorable, tout comme les avions Atlantique 2 et les deux drones MALE Harfang de l'escadron 1/33 Belfort de la BA 112.



Marine nationale

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•Le BPC Dixmude est arrivé lundi 28 janvier à Dakar. Il avait appareillé de Toulon lundi 21 avec les éléments d'un GTIA.
•Le roulier MN Eider doit arriver à Dakar avec 250 véhicules et une centaine de conteneurs.
La Marine arme également les avions de reconnaissance et de surveillance Atlantique 2, basés à Dakar.

Source: Défense Globale


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«Contre la peur, un seul remède : le courage.»
 

 

 

MALI : OPERATION « SERVAL » II

 

                                                 

►Boubacar, enfant, esclave et soldat du Djihad…

« Après la piqûre, tu ne peux plus t’empêcher de courir comme un fou »…

Enrôlé de force, terrorisé, drogué, il a servi, comme ses camarades d’école coranique, de chair à canon aux combattants islamistes. Il garde la tête baissée, les yeux vers le sol, crache par terre et demande à boire. Boubacar a toujours soif. Il a quinze ans à peine, les yeux brillants, le corps flottant dans un boubou grenat qui exhale une odeur forte de brousse, les pieds dans des sandales de plastique. Quand on l’extrait de sa cellule, une pièce de ciment meublée d’un seau débordant de merde, il tripote un mégot coincé derrière son oreille, crache, demande encore à boire et une cigarette. Boubacar est en manque. Il a six ans quand ses parents, trop pauvres pour élever sept enfants, le confient à l’école coranique de Haïbongo, à vingt et un kilomètres de Tombouctou. Le père est épicier et marabout, marchand de cigarettes et d’arachides ; la mère vend du lait de vache.

À l’école coranique, Boubacar passe ses journées à ânonner les sourates du coran et à servir le maître, un religieux autoritaire et avide, qui répète à ses vingt quatre élèves qu’ils iront en enfer s’ils ne sont pas obéissants. Un jour, les islamistes viennent à l’école et ils repartent avec tous les gamins. Le maître les a vendus. Leur nouveau chef s’appelle Mohamed Djibrilou Sidi Bey, venu de Libye ou d’Algérie, un homme « toujours armé, grand, gros, très méchant, à la peau plus claire que moi », dit Boubacar, « un barbu qui parle arabe, peul, sonraï et français ». Sans le savoir, Boubacar vient d’être enrôlé par la branche de Tombouctou d’Ansar Dine, en marche pour la guerre sainte. Boubacar est envoyé à Douentza, dans un camp militaire, où il est formé au maniement de la « 47 », en clair, l’AK 47, le fusil d’assaut préféré des islamistes. Pendant deux semaines, le gamin de treize ans à peine, court, saute, sue, tire, manoeuvre puis devient cuisinier, sert ses maîtres et leur porte une bassine d’eau, cinq fois par jour, à l’heure des ablutions pour la prière.

Chaque jour, le chef leur répète que la religion est tout, qu’il faut mourir en martyr pour entrer au paradis des vrais croyants...« il parlait bien, c’était beau ! ». Oublier une sourate ou la réciter mal est un péché. Et Boubacar, défaillant, recevra le fouet, sous forme de cinq coups de courroie de moteur de voiture. Dans le camp, un Burkinabé de vingt et un ans, Omar Sanga, est particulièrement indiscipliné. L’ancien forgeron se cache pour fumer dans la brousse et sort en cachette en ville le soir. Après une nouvelle incartade, son chef décide de punir le mécréant : « il l’a égorgé ». Désormais, Boubacar et ses camarades de l’école coranique vivent dans la terreur. Il y a un an, quand l’insurrection éclate, Mohamed les réunit pour leur annoncer que l’heure du Djihad est enfin arrivée et que Dieu, dans son immense bonté, leur offrait enfin l’occasion de mourir en martyr. Le chef menace, personne ne doit faiblir au combat. Sinon... et tous les combattants pensent à Omar Sanga. En quelques semaines, les villes du Nord tombent l’une après l’autre. Tombouctou est aux mains d’Aqmi et d’Ansar Dine. Et en décembre dernier, la Katiba (compagnie ou section) déménage pour s’installer du côté de Diabali. Début janvier, Boubacar apprend que des bombes françaises ont frappé Konna. Sa belle-sœur est morte au cours du raid. Son père, lui, a fui avec sa famille vers Bamako. L’épicier, qui avait le malheur de savoir parler français et vendait le tabac du diable, était devenu suspect aux yeux de la police islamique. Le déplacement de la Katiba à Dougala, petit village près de Diabali, se fait par petits groupes pour ne pas éveiller l’attention. D’abord quatre pick-up et des hommes armés de simple coupe-coupe, puis d’autres colonnes chargées d’armes lourdes : les djihadistes se préparent à l’attaque de Diabali.

Le lundi 14 janvier à l’aube, 400 hommes et 47 pick-up s’infiltrent dans la ville et balaient la garnison malienne en moins de trois heures. L’attaque est menée par Ousmane Haïdara, « un ancien colonel de l’armée malienne, dit Boubacar, il connaissait bien Diabali parce qu’il avait été commandant de la garnison de la ville ».

Boubacar fait partie de la deuxième vague, celle du lendemain matin. Déjà, les hélicoptères français tournent et les avions larguent des bombes de 250 kilos... « Nous avions tous très peur », dit Boubacar. Le bruit et les morts ! Le gosse crache par terre et demande à boire, « le ciel et la terre, tout tremblait ». Boubacar cherche ses camarades d’école, divisés en deux groupes de douze. Le premier pour l’assaut, le second en appui. Dans le premier groupe, sept compagnons sont morts. Il relève la tête et crie leurs noms : « Soumaïla Barry, Adama Yori, Samba Touré, Djibrilou Barry, Affo Barry, - « mon cousin » -, Boubacar Sidi Bey et Sambo Traouré...Tous morts ». Les assaillants prennent le temps d’en enterrer un, « derrière le cimetière, sous les manguiers ». Et les autres ? Boubacar enlève une sandale et la tient dans la main : « C’est tout ce qu’on retrouvé d’eux... après les bombes des avions ». Le soir, les combattants s’installent au cœur de la ville, dans l’école catholique « Espoir de demain », près de l’église qu’ils ont saccagée. Comme toujours avant les combats, on leur sert de la viande mélangée à une poudre blanche : « Après, tu as le corps qui devient dur comme du fer. Tu ne sens plus la douleur. Et tu gardes les yeux très ouverts. Sans pouvoir dormir ». Cocaïne. Les hommes du camp reniflent aussi la poudre magique. Mohamed Djibrilou le chef traite aussi les « cas particuliers », comme Boubacar, qu’il trouve « têtu », peu enclin à embrasser la mort. Le gamin soulève ses manches sales, montre deux piqûres à son bras gauche, deux autres au bras droit et trois de plus sur les fesses, résultat des injections imposées par le chef de Katiba : « Après la piqûre, tu ne peux plus t’empêcher de courir comme un fou », dit Boubacar. Plus les avions frappent, plus le chef multiplie les injections. À la dernière, Boubacar s’effondre, dans le coma.

Quand il se réveille, tout est étrangement calme. Boubacar a très soif et n’a plus la force de bouger. La femme du gardien de l’école, tué dans les bombardements, lui donne à boire et à manger. Il reste là cinq jours, à dormir et à délirer. Puis parvient à se lever. Dehors, la ville est déserte. Les djihadistes ont fait retraite. Boubacar décide de partir à pied vers Bamako, rejoindre ses parents, à cinq cents kilomètres de là. Sur la route en direction de Niono, les forces lui manquent. Il fait demi-tour et se fait arrêter par les premiers militaire maliens : « J’étais content. Ils ne m’ont pas tué ». Depuis sa cellule répugnante de la gendarmerie de Ségou, Boubacar a entendu la suite, les villes qui tombent les unes après les autres et les islamistes abandonnés de Dieu qui fuient dans le désert. Les colonnes djihadistes n’ont pas fait le poids devant une armée moderne. Les hélicoptères d’assaut, les avions munis de bombes guidées au sol par les forces spéciales françaises ont pulvérisé les pick-up avec une précision diabolique. La première manche de la guerre classique est quasiment terminée, les foules libérées exultent en agitant les drapeaux français et malien, l’heure est à l’euphorie. Mais Boubacar se souvient comment son chef parlait du désert immense, des combattants qui le parcourent, de la colère de Dieu qui frappera les impies, dans les dunes, sur les routes ou même dans les villes, portée par des martyrs, ceinture d’explosifs autour de la poitrine. Boubacar ne le comprenait pas, mais son chef ne faisait que leur expliquer les règles de la guerre asymétrique. Celle qui peut désormais commencer.

Boubacar crache par terre, demande encore à boire et allume avec avidité la cigarette qu’on consent enfin à lui offrir. Cette autre guerre se fera sans lui. Il sera bientôt jugé pour « participation à la rébellion » et ses gardiens lui ont dit qu’il resterait longtemps en prison. Pour l’heure, il a été rejoint par un codétenu, très jeune, un peu décevant comme nouveau camarade, qui ne connaît pas son âge ni son nom, reste muet et passe ses journées à rouler des yeux fous. Un combattant djihadiste arrêté lui aussi sur le front. Un enfant-soldat. Un gosse perdu à la guerre.

(Source : Jean-Paul Mari – Grand reporter)

              

 

► L'acte 2 de la guerre…

L’affaire n’a pas été ébruitée. Nous sommes le 26 janvier, au cœur de la nuit, il est quatre heures du matin, la ville de Gao vient à peine de tomber. Une colonne d’une centaine de véhicules - 400 militaires Maliens, 100 Français - progresse, formant un convoi qui s’étire sur dix kilomètres. À un kilomètre avant Gao, le premier véhicule blindé tombe dans un énorme cratère de trois mètres de diamètre et d’un mètre cinquante de profondeur. Sous le choc, le véhicule est disloqué, deux soldats français sont blessés, nez cassé, bras fracturé, trauma crânien.

Explication : la veille, les Forces spéciales se sont retrouvées face à un pick-up bourré d’explosifs conduit par deux kamikazes. Les Français ont ouvert le feu, le véhicule a explosé, les corps des deux islamistes « blastés », - disloqués par le souffle, gisent sur le bas-côté de la route. Il fait très noir, une équipe télé, qui accompagne le convoi, ne peut pas faire d’images. D’autant qu’immédiatement, à la radio, on entend la consigne « attention ! Restriction presse ». Pas d’images, donc pas d’histoire. Le convoi reprend son chemin.

Constat : il est double. Un, les Forces spéciales ont toujours été devant et elles savent tirer. On s’en doutait. Deux, plus important, face aux frappes aériennes qui les laissaient impuissants, puis face aux troupes au sol, plus vulnérables, les djihadistes ont commencé très tôt à utiliser les armes qu’ils connaissent : kamikazes, voitures-piégées ou suicides, mines, accrochages éclairs, bref toute la panoplie des groupes islamistes armés. Depuis, les évènements qui se sont déroulés, toujours autour et dans Gao, confirment que « l’autre guerre », prévue, attendue, redoutée, logique et inévitable, a bel et bien commencé.

Scènes de guérilla urbaine

Le 6 février, une mine saute au passage d’un véhicule, toujours sur cette route entre Douentza et Gao, - apparemment « truffée » de mines selon les témoignages - faisant quatre morts, deux soldats et deux civils. Déjà, le 31 janvier, une mine avait explosé sur la route, au passage d’un véhicule militaire malien, tuant deux soldats. Autour de Gao, les premiers accrochages commencent, avec tirs de kalachnikov et de lance-roquette antichar, le minimum de l’arsenal de tout bon djihadiste dans la région. Le 8 février, un homme à moto habillé en uniforme de la gendarmerie malienne se fait exploser devant un barrage de soldats. Un seul mort, le kamikaze et un soldat blessé. Par chance, l’obus que transportait le djihadiste sur sa moto n’a pas explosé. Et deux jours après, on pouvait toujours voir la tête du kamikaze abandonnée sur le sol, un « homme à la peau claire », arabe ou touareg.

 

Le 10 février, enfin, la ville de Gao connaît de véritables scènes de guérilla urbaine. Un kamikaze se fait sauter à un poste de contrôle de l’armée malienne à l’entrée de la ville, pour ouvrir la voie à un commando de plusieurs dizaines d’hommes qui s’infiltrent, prend le contrôle - symbolique - de l’ancien centre de la police islamique. Les combats vont durer cinq heures. Et les islamistes sèment la panique dans tout le centre-ville. Des reporters décrivent des hommes en noir, ceinture de grenades autour de la taille, sautant de maison en maison dans les ruelles de la ville. Il faudra l’intervention des hélicoptères de l’armée française pour déloger le commando et rétablir l’ordre dans une ville secouée, privée un temps d’électricité et inquiète de la possibilité de terroristes rescapés, infiltrés dans la cité et bénéficiant de complicités pour attendre l’heure d’un nouveau mauvais coup.

 

Des soldats maliens transportent des suspects à Gao, dans le nord du pays. (Julien Guyot - AFP)

 

► Focus sur l’appui à l’implantation des composantes « Air »…

Dès le début de l’opération « Serval », les militaires du 25ème Régiment du Génie de l’Air (25ème RGA) et du Groupement Aérien d’Appui aux Opérations (GAAO) ont été déployés à Bamako, puis au fil de l’avancée des troupes françaises et maliennes, à Mopti, Sévaré, puis Gao. Leur mission : aménager les structures aéronautiques nécessaires pour le détachement Air.

Les hommes du 25ème RGA et du GAAO sont chefs de travaux, conducteurs d’engins, maçons, électriciens ou encore menuisiers. Ils sont projetés sur un théâtre d’opération dès son ouverture lorsqu’il faut y déployer des zones de vie et de travail. Au Mali, les deux entités ont réalisé en synergie les aménagements nécessaires pour que les avions puissent se poser et les hommes s’installer. Le génie se consacre aux travaux d’infrastructures « horizontales » tels que la préparation des pistes de terrain. Le personnel du groupement aérien d’appui des opérations, constitué de spécialistes du bâtiment, des énergies ou du traitement de l’eau, prend en charge les infrastructures dites « verticales ».

Ainsi, sur un chantier au profit de la base de Bamako, le génie de l’Air a récemment renforcé le dispositif de sécurité de l’entrée de l’aéroport militaire. L’objectif est d’éviter l’infiltration ou l’attaque directe d’ennemis grâce à une infrastructure performante et un service de sécurité infaillible. Les éléments du 25ème RGA, soutenus par des entreprises locales, ont rapidement entamé les travaux de terrassement de la zone qui sera constituée plus tard de bastions walls (système de fortification cellulaire modulaire) et d’un poste de sécurité.

De son côté, le GAAO a procédé à la construction de blocs sanitaires au profit du détachement Air à Bamako. Outre sa capacité à installer un camp pour 1 400 personnes et à baliser des pistes de campagne, cette unité travaille au quotidien à l’amélioration des conditions de vie de son détachement et de la force en général. Les maçons ont dressé des blocs sanitaires qui serviront à l’armée Française puis à l’armée de l’Air malienne qui stationne sur cette base. Un moyen de mettre à profit les compétences de l’unité et de les partager.

Les élongations importantes de l’opération « Serval » sur le territoire malien ont nécessité l’intervention du 25ème RGA et du GAAO dans plusieurs villes (Gao, Mopti…) avec une phase de reconnaissance d’expertise, puis une phase d’engagement des travaux. Dès le début des opérations, ils sont les garants des capacités de déploiement de la composante Air. Ils participent à la manœuvre globale de l’opération en travaillant en étroite collaboration avec les autres entités du théâtre et les forces locales.

                                 

 

► Focus sur le détachement « chasse » de Bamako…

Dès l’ouverture du théâtre malien, la composante Air a joué un rôle crucial avec l’appui aérien apporté par les mirages 2000D et F1 lors des opérations terrestres menées par les troupes françaises aux côtés des forces maliennes. Aux côtés des pilotes, les mécaniciens œuvrent jour et nuit pour que l’ensemble des aéronefs puissent remplir leurs missions.

Actuellement, au détachement Air de Bamako (DETAIR), 6 mirages 2000D sont alignés, armés et prêts à décoller. Pour mener les missions programmées ou déclenchées sur alerte, les 10 équipages et les 80 mécaniciens sont à pied d’œuvre 24h/24. Sous la chaleur écrasante d’un après-midi à Bamako, dans la zone militaire de l’aéroport, les mécaniciens du détachement « chasse » (DETCHASSE) s’affairent autour des deux mirages déclenchés pour une alerte. Après un briefing en salle d’opérations, les deux équipages rejoignent leurs avions, effectuent les dernières vérifications de l’appareil avant le vol. Quelques instants plus tard, la mise en route, le roulage puis le décollage dans un bruit assourdissant, marquent le début de cette mission.

Dès le retour des avions, les mécaniciens prennent en charge les appareils pour les préparer à leur prochaine mission. Les équipages regagnent la salle d’opérations pour débriefer cette mission et faire les comptes rendus à temps. Quelques heures plus tard, ce sera au tour d’un nouvel équipage. Initialement, l’engagement des mirages 2000D a permis d’arrêter la progression des groupes terroristes vers le Sud du Mali. Désormais les interventions aériennes menées dans la profondeur permettent, notamment, la destruction des bases arrières empêchant tout repli et toute réorganisation des groupes terroristes repoussés par les unités au sol. Leur déploiement permet également l’acquisition du renseignement et la définition de la situation tactique ainsi que l’appui des troupes au sol.

            

                

 

► Les commandos parachutistes de l’air du CPA 20 au cœur du GTIA 1

Depuis leur départ de Bamako le 24 janvier 2012, les hommes du CPA 20 (commandos parachutistes de l’Air n° 20) de la base aérienne 102 de Dijon, insérés au sein du GTIA 1 (Groupement Tactique Interarmes), coordonnent l’appui aérien au profit de leur unité et, assurent le marquage des zones de largage et des zones de posers sur l’aéroport de Tombouctou.

Le 24 janvier 2012, lorsque le GTIA 1 s’est élancé depuis Bamako pour un raid blindé sur Tombouctou de près de 1 000 kilomètres en 4 jours, 11 militaires de l’armée de l’Air les accompagnaient :

un pilote de chasse et 10 commandos parachutistes de l’Air. Ces hommes ont armé deux structures, une équipe de contrôle tactique air (CTA) et une équipe d’appui aérien (TACP - tactical air control party).

L’équipe CTA, dirigée par un contrôleur tactique air, remplit deux missions. La première, consiste à coordonner les actions aéroterrestres dans la zone de responsabilité du GTIA. La deuxième, consiste à attribuer, en conduite, les moyens aériens déployés aux TACP et à coordonner les actions de ceux-ci.

Les TACP, ont la responsabilité de diriger les avions ou hélicoptères opérant dans leur zone (niveau tactique). Leurs missions consistent à faire comprendre aux équipes d’aéronefs arrivant dans la zone la situation tactique locale, à leur transmettre les éléments nécessaires pour identifier les objectifs, à guider les munitions le cas échéant et à évaluer les résultats. Cette équipe, commandée par un contrôleur aérien avancé (FAC - forward air controler), est constituée de spécialistes réalisant l’extraction de coordonnées, la désignation d’objectifs, la communication et l’autoprotection du détachement.

Durant la progression du GTIA 1, les villes de Niono et Léré ont été rapidement libérées et le 27 janvier la colonne a atteint l’aérodrome de Goundam. Après la réouverture de la piste, les hommes du CPA 20 ont guidé le poser d’un C160 Transall transportant des munitions et du carburant pour le ravitaillement du groupement aéromobile (GAM) qui se préparait à prendre la ville de Tombouctou. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, le FAC du CTA a guidé les avions Rafale et le drone Harfang qui ont appuyé l’opération aéroportée du 2ème régiment étranger parachutiste (2ème REP) au nord de l’aéroport de Tombouctou. Ils ont également effectué le marquage des zones pour le largage des véhicules et des munitions.

Le 28 janvier, alors que l’aéroport est sous le contrôle des forces françaises et africaines, mais rendu indisponible par des obstacles, les hommes du CPA 20 ont à nouveau préparé des zones de largage permettant, dès le lendemain, aux sapeurs du 17ème RGP (régiment du génie parachutiste) d’être parachutés avec leurs véhicules lourds (tractopelle et bulldozer). Une fois au sol, ils ont immédiatement entamé le rétablissement de la piste de l’aéroport.

Le 31 janvier, le CPA 20 a assuré le premier poser d’un avion Hercules C130 de la composante aérienne de l’opération « Serval » sur l’aéroport de Tombouctou. Depuis, le CTA assure la coordination des mouvements de tous les avions de transport tactique (ATT) et d’assaut (ATA) de jour comme de nuit, permettant ainsi de maintenir une liaison avec les hommes du GTIA 1 stationnés aux confins du Sahel.

                           

 

► Décès d’un soldat français…

Le 19 février 2013, peu avant 11h00, des éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit, ont été pris à partie par des groupes terroristes. Au cours de cette action, un soldat français a été mortellement touché.

                     

Immédiatement, les éléments pris à partie ont été appuyés par un renfort au sol et par la patrouille blindée qui a riposté au canon de 105 mm. Simultanément, une patrouille de deux Mirage 2000D, en mission d’appui au profit des troupes au sol dans la zone, est intervenue et a détruit deux nids de mitrailleuses lourdes. Une QRF du GAM s’est déployée sur zone. Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs heures et ont permis de fixer une partie des éléments terroristes. La veille, près de 150 soldats français et maliens lançaient l’opération « Panthère » dans le massif de l’Adrar. Cette opération vise notamment à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler les sanctuaires terroristes. A cette occasion, deux importants dépôts de munitions ont été détruits par des frappes aériennes dans ce secteur. Cette action des forces françaises a permis de localiser des éléments terroristes dans leur sanctuaire, de les poursuivre et de neutraliser plus d’une vingtaine d’entre eux. Le soldat français tué au cours de cette opération est un sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2ème Régiment étranger de parachutistes (2ème REP) de Calvi.

               

           

 

In memoriam : décès du sergent-chef Harold Vormezeele

Né le 24 juillet 1979 en Belgique, le sergent-chef Harold VORMEZEELE aura servi la France durant près de 14 ans.

A 19 ans, le 24 février 1999, il s’engage pour cinq ans à la légion étrangère en qualité d’engagé volontaire. A l’issue de sa formation initiale au 4ème régiment étranger de Castelnaudary, il intègre le 22 juillet 1999 le 2ème régiment étranger de parachutistes (2ème REP) en qualité de grenadier voltigeur. A compter du 19 août 2000, il est amené, au sein du même régiment, à exercer les responsabilités d’opérateur radiographiste. Légionnaire sérieux et motivé, il se révèle compétent et efficace, se montrant particulièrement rigoureux dans l’exécution des missions confiées. Le 1er février 2002, il est élevé à la distinction de légionnaire de première classe.

Nommé au grade de caporal, énergique et déterminé, il se distingue par son remarquable investissement et son excellente condition physique. Manifestant un fort potentiel, il intègre alors la section des commandos parachutistes puis est naturellement orienté vers le corps des sous-officiers et est nommé au grade de sergent le 1er juillet 2005. Il se perfectionne alors dans le domaine de la troisième dimension et obtient son brevet supérieur de technicien de l’armée de Terre (BSTAT). Son profond attachement à la France lui fait déposer un dossier de naturalisation qu’il obtient le 7 mai 2010. Il est promu au grade de sergent-chef le 1er juillet de la même année.

Faisant preuve depuis toujours d’un remarquable dévouement à son métier et d’une disponibilité sans faille, le sergent-chef VORMEZEELE a effectué plusieurs missions extérieures : la Bosnie-Herzégovine en 2000, le Gabon en 2001, Djibouti en 2001 et 2011, la Nouvelle-Calédonie en 2003, la République de Côte d’Ivoire en 2006, la République Centrafricaine en 2007 et l’Afghanistan en 2008, 2010 et 2011.

Le 23 janvier 2013, dans le cadre du « Guépard », il est projeté en République de Côte d’Ivoire. Dans la nuit du 27 au 28 janvier, lors de l’opération « Serval », il saute en parachute avec son unité sur la ville de Tombouctou au Mali. Commando parachutiste compétent et particulièrement expérimenté, il se révèle une fois de plus à la hauteur dans cette situation de crise.

Le 19 février, peu avant 11h00, des éléments français constitués d’une section de commandos parachutistes, renforcée d’un contrôleur aérien avancé et d’une patrouille blindée en mission de reconnaissance dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de Kms au sud de Tessalit, ont été pris à partie par des groupes terroristes. Au cours de cet accrochage, le sergent-chef VORMEZEELE, sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2e REP de Calvi, a été mortellement touché. Il est le second soldat français à trouver la mort au combat depuis le lancement de l’opération « Serval » au Mali.

Le sergent-chef VORMEZEELE était titulaire de quatre citations dont trois avec attribution de la Croix de la Valeur militaire et d’une avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale.

Le sergent-chef VORMEZEELE était par ailleurs titulaire de la médaille commémorative française avec agrafes « ex-Yougoslavie » et « Afghanistan », de la médaille d’outre-mer avec agrafes « République de Côte d’Ivoire » et « République Centrafricaine », de la Croix du combattant et de la médaille de la Défense nationale - échelon or.

Agé de 33 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

                

 

► Point de situation (14/02 18h au 18/02 18h)…

Les opérations aériennes se sont poursuivies en particulier dans la région de Bourem avec près de 85 sorties. Une quinzaine a été dédiée aux frappes aériennes et a permis la destruction, entre autres, de plusieurs dépôts de munitions des groupes terroristes. Un peu plus d’une trentaine a été consacrée au transport stratégique de nos forces et nos matériels, et le reste au soutien des opérations.

Pour rappel, le dispositif Air de l’opération « Serval » comprend 6 Rafale, 6 Mirage 2000D, 2 Mirage F1CR, 4 avions ravitailleurs, des drones Harfang, des C160, C130 et CN235 qui opèrent depuis Bamako, Ndjamena, Niamey, Dakar ou encore Abidjan. Au sol, l’opération « Serval » poursuit sa phase de sécurisation tout en mettant en œuvre des opérations visant à désorganiser les groupes terroristes. Ainsi, après la prise de Tessalit la semaine dernière, les soldats français en soutien des forces armées maliennes et en collaboration avec les militaires nigériens des forces africaines ont atteint la ville de Bourem.

Entre le 14 et le 18 février, le GTIA 2 (92ème RI), appuyé par le GAM et en soutien des FAM a lancé un raid blindé à partir de Gao vers la ville d’Almoustarat au nord, avant de rejoindre la région de Bourem plus au sud. La reconnaissance de cette zone a permis la fouille de plusieurs villages situés sur ces axes par les forces armées maliennes. Cette étroite coordination a notamment permis la récupération puis la neutralisation de 3 BM21 et un canon laissés par les groupes terroristes. Simultanément, des soldats français, maliens et nigériens ont sécurisé l’accès à la ville de Gao, face au nord, afin d’éviter de nouvelles infiltrations mais aussi des exfiltrations des groupes terroristes depuis la région de Bourem.

Le 16 février en début d’après-midi, l’ensemble des éléments s’est déployé à hauteur de Bourem. Le GTIA 2 s’est déployé aux abords de la ville afin d’en sécuriser les accès alors que les forces armées maliennes ont repris le contrôle de la localité. Leur arrivée a été saluée par la population. Près de 150 soldats maliens sont désormais installés dans la ville de Bourem. Le 17 février 2013, les éléments ont repris leur progression en direction de Gao. A plusieurs reprises des éléments ennemis ont été aperçus mais ils n’ont pas engagés le combat.
Parallèlement, les forces africaines poursuivent leur montée en puissance avec désormais près de 5 250 soldats sur le sol Malien. Les contingents togolais, sénégalais, béninois, ghanéen et tchadiens ont vu leurs effectifs accroître ces derniers jours et devraient poursuivre leur déploiement sur le terrain.

Enfin, le 18 février 2013, le Conseil de l’Union Européenne a officiellement lancé la mission EUTM MALI visant à apporter un soutien à la formation et à la réorganisation des forces armées maliennes. Un élément précurseur, sous les ordres du colonel Heluin, est arrivé à Bamako le 8 février et commencera à s'acquitter des tâches d'expertise et de conseil dans les jours qui viennent.  Les instructeurs militaires devraient être déployés avant la fin du mois de mars.

                       

NB : Le BM-21 Grad (russe : БМ-21 « Град ») est un camion soviétique lance-roquettes multiples de 122 millimètres développé dans les années 1960. BM signifie Boyevaya mashina, « véhicule de combat », et le surnom Grad signifie « grêle ». En Occident, le système était initialement connu sous le nom M1964. Selon les munitions et les versions, la portée de ces roquettes est de 5 à 45 km. Il comprend 40 tubes de lancement de roquettes.

        

 

► La traque des Atlantique 2…

 

Sur l’ensemble des aéronefs engagés dans l’opération « Serval », plusieurs appartiennent à la Marine nationale. Ce sont les Atlantique 2 ou ATL2. Détour par Dakar où sont stationnés les avions et le détachement de la flottille 23 F de Lorient.

Samedi 16 février 2013, les soldats français de l’opération « Serval » se déploient à l’Est du Mali pour une première mission de reconnaissance dans la région de Bourem. C’est la première fois que des éléments terrestres se rendent dans cette zone mais cette approche a pu être minutieusement préparée par les reconnaissances effectuées par les ATL2.

Les avions de patrouille maritime Atlantique 2, dont le bleu-gris du fuselage est caractéristique, réalisent dans le cadre de l’opération « Serval », des missions de surveillance et de recherche de renseignement par l’observation et le recueil d’images. Par la multiplicité et la précision de ses capteurs, il permet également le guidage des avions de chasse. Cette capacité avait déjà été éprouvée lors de l’opération « Harmattan » en Libye.

Ces avions et leurs équipages ont été engagés dès le déclenchement de l’opération « Serval » pour appuyer l’action des troupes au sol, en particulier le déploiement rapide des sous groupements tactiques interarmes de Bamako vers Tombouctou ou Gao, puis Kidal et Tessalit. Avec « Serval », « la patrouille maritime française a atteint son plus haut niveau d’engagement » a déclaré le chef du détachement 23F, capitaine de frégate Pierre.

Près de 1 000 heures de vol ont été effectuées par le détachement ATL2 depuis leur engagement. Il a par ailleurs compté jusqu’à 8 équipages et 200 marins de la 23F de Lorient.

Le détachement est stationné sur la Base Aérienne 160 « Colonel Geille » à Dakar, non loin du poste de commandement des Éléments français au Sénégal (EFS).

                         

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► Le 92ème RI arrivé à Gao…

 

Le 16 février 2013, en début de soirée, les fantassins de la 1ère compagnie du 92ème régiment d’infanterie (92ème RI) de Clermont-Ferrand sont arrivés à Gao.

Partis de Bamako le 13 février, les « grognards de la Vieille Garde » ont gagné Gao : plus de 1 200 km en 4 jours ! Ce convoi, formé des fantassins de la 1ère compagnie et de leurs véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI), comptait en tout 85 véhicules (engins blindés et vecteurs logistiques). Chaleur accablante et fatigue étaient rapidement oubliées par les équipages à la traversée des villages. La population locale en liesse les accueillait sous les cris de joie et les applaudissements.

À Gao, les « grognards » vont renforcer le groupement tactique interarmes (GTIA) n° 2 Auvergne, placé sous le commandement du colonel Bert.

 

         

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VBCI : véhicule blindé de combat de l'infanterie

 

Cet engin, dont l'équipage est de deux hommes (le pilote et le chef d'engin-tireur) doit permettre le transport d'un groupe de combat avec la totalité de ses équipements (9 hommes dont le chef tactique) en lui assurant un niveau de protection significatif.

La configuration générale de ce véhicule de combat de l'infanterie (VBCI) et de ses équipements est adaptée à l'engagement au sein d'une force blindée. Le véhicule blindé de combat de l'infanterie doit permettre le débarquement au plus près de l'objectif du groupe de combat et être en mesure de lui fournir un appui avec son armement de bord. C'est un véhicule à roues 8x8. Il doit pouvoir être engagé, de nuit comme de jour, sous la menace des armes d'infanterie ou d'artillerie, en ambiance NBC tout en assurant la capacité à durer au personnel embarqué. Pour ce-là, il est armé d'une mitrailleuse 12,7 mm montée sur un tourelleau téléopéré et d'un canon de 25 mm positionné sur une tourelle monoplace. Les différentes versions reposent sur une architecture commune organisée sur la base d'une caisse en aluminium sur laquelle sont rapportées des plaques de sur-protection. Le poste de pilotage est situé à l'avant gauche. La motorisation est un dérivé de la gamme civile. Son autonomie est supérieure à 750 kilomètres. La chaîne de transmission est du type en "I" avec des ponts centraux. La liaison sol est assurée par 8 roues motrices indépendantes dotées d'un dispositif de variation de pression de gonflage (les 4 roues avant sont directrices) et de suspensions de type mixte (oléopneumatique et ressort). 

Caractéristiques numériques : hauteur : 3,22 m - longueur : 7,89 m - largeur : 2,98 m - masse : de 24 à 28 t (selon les versions et le niv

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